Écrans numériques interactifs (ENI), vidéoprojecteurs interactifs (VPI) et tableaux blancs

De nombreux enseignants sont attachés aux tableaux blancs traditionnels. L’arrivée d’un matériel interactif leur fait parfois craindre de perdre cet équipement.

Pour cette raison, de nombreuses installations sont faites à l’aide de vidéoprojecteurs interactifs, qui projettent sur le tableau blanc. Cependant, c’est en fait une fausse bonne idée.

Nous allons voir dans ce dossier pourquoi il est en général plus intéressant d’utiliser des écrans interactifs et de les associer avec des panneaux de tableaux blancs classiques que de projeter sur des tableaux blancs.

vidéoprojecteurs interactifs
Vidéoprojecteur installé pour projection sur le tableau blanc

Avantages des écrans interactifs par rapport aux vidéoprojecteurs interactifs

Si le vidéoprojecteur a tout son intérêt pour la projection d’images en très grande dimension, il présente de sérieux inconvénients lorsque l’on souhaite une solution interactive (que l’on manipule depuis la surface de projection).

  1. Le bruit. Les vidéoprojecteurs interactifs (VPI) sont bruyants, au moins 30 dB (A) à cause de leur système de refroidissement.
  2. La projection sur un tableau blanc ordinaire provoque un point chaud (reflet de la source lumineuse) qui peut être gênant pour les spectateurs et/ou la personne qui manipule. Pour éviter cela, on utilise des tableaux blanc mat, mais qui ont l’inconvénient de moins bien s’effacer.
  3. La visibilité et la lisibilité d’une image projetée sont moins bonnes que celle d’un écran numérique interactif, surtout si l’image n’est pas projetée sur un écran spécifique et dans une ambiance lumineuse adaptée.
    En classe, il est déconseillé de placer les élèves dans la pénombre pour les tâches interactives, car ils doivent pouvoir se déplacer ou lire et écrire sur des supports papier, et une luminosité confortable est mieux adaptée.
  4. La résolution d’un écran interactif(généralement 4K) est supérieure à celle des VPI. C’est particulièrement intéressant pour la personne qui manipule et qui doit pouvoir voir clairement les éléments de petite taille, comme les menus d’une application.
  5. La qualité de rendu des images d’un écran est en tous points meilleure que celle d’un vidéoprojecteur (noirs, couleurs, contraste…).
  6. À force d’écrire sur la surface avec des feutres effaçables, la projection devient moins claire. Notons cependant que les tableaux blancs de bonne qualité peuvent être nettoyés de façon à retrouver un état satisfaisant. Cependant, dans le feu de l’action, on n’a pas toujours le temps de le faire avec soin, pendant le cours.
  7. Si le tableau est un tableau à craie, la poussière encrasse rapidement les vidéoprojecteurs. Cela provoque une baisse de qualité de la projection, voire des pannes de l’équipement.
  8. L’ergonomie des solutions avec vidéoprojecteurs interactifs est médiocre. Si la surface n’est pas parfaitement plane, l’interactivité a des ratés. Il convient d’aligner régulièrement la solution qui peut se décaler avec les vibrations, voire les changements de résolution, notamment quand on change d’ordinateur. Un écran interactif ne demande pas de calibrage une fois qu’il est installé, la sensibilité tactile occupe parfaitement toute la surface.
  9. Le vieillissement du matériel fait que les vidéoprojecteurs doivent être remplacés régulièrement. Les matrices ou les roues colorées se détériorent et les lampes ont des durées de vie limitées. Les vidéoprojecteurs laser sont cependant un progrès sur ce dernier aspect, même s’ils n’atteignent pas la longévité des écrans interactifs. Des marques comme Easypitch proposent des garanties pouvant aller jusqu’à 10 ans.
  10. La consommation des VPI est supérieure à celle des écrans interactifs bien étudiés.
  11. Finalement le TCO (Coût Total de Possession est plus élevé avec un VPI qu’un écran interactif et si on garde ces derniers dix ans [durée conseillée], on réalise une très belle économie financière et d’émission de carbone.

Rendre compatibles les écrans interactifs et les tableaux blancs

Les salles de classe sont en général toutes équipées de tableau blanc. Lorsqu’il s’agit d’y faire entrer un écran interactif, il y a des choix à envisager.

Supprimer le tableau blanc

Le choix radical consiste à remplacer le tableau blanc par un écran interactif. Même si cela paraît brutal, c’est la meilleure solution si on souhaite une adoption rapide et efficace de la solution.

L’espace épuré est utilisé dans certains établissements du supérieur et dans les entreprises pour maximiser la concentration et l’esthétique de la solution. Dans certaines classes, il y a plusieurs écrans interactifs qui permettent à des groupes de travailler simultanément.
L’espace épuré est utilisé dans certains établissements du supérieur et dans les entreprises pour maximiser la concentration et l’esthétique de la solution. Dans certaines classes, il y a plusieurs écrans interactifs qui permettent à des groupes de travailler simultanément.

Placer l’écran sur le côté du tableau blanc

Cependant, notamment dans le second degré où les classes sont souvent multi-utilisateurs, il est en principe toujours nécessaire de laisser une partie de tableaux blancs.

Si le mur est assez grand, il suffit de placer l’écran sur un des côtés du tableau, au besoin en déposant un de ses panneaux pivotants.

Une solution fréquemment utilisée, l’ENI est disposé sur le côté de l’ancien tableau blanc. Si ce dernier comportait des volets, le manque de place disponible fait que l’on enlève souvent le volet du côté de l’écran. Certains choisissent de conserver l’ancien VPI, ce qui peut permettre d’afficher un élément sur le VPI et de travailler de façon interactive sur l’ENI.
Une solution fréquemment utilisée, l’ENI est disposé sur le côté de l’ancien tableau blanc. Si ce dernier comportait des volets, le manque de place disponible fait que l’on enlève souvent le volet du côté de l’écran. Certains choisissent de conserver l’ancien VPI, ce qui peut permettre d’afficher un élément sur le VPI et de travailler de façon interactive sur l’ENI.
Ici, l’écran a été encadré par deux panneaux. Il peut s’agir des anciens volets récupérés.
Ici, l’écran a été encadré par deux panneaux. Il peut s’agir des anciens volets récupérés.

Utiliser des volets mobiles

Lorsque l’écran interactif vient se positionner dans un emplacement où il y avait un triptyque, on aménage généralement la solution en enlevant le panneau central et en changeant le mode de fixation des panneaux pivotants, de façon qu’ils puissent venir en protection de l’écran quand ils sont fermés.

Les volets, ici ouverts de part et d’autre de l’écran. À noter que cette solution est compatible avec un système de réglage en hauteur. Dans ce cas, l’ensemble [écran et volets] peut se déplacer en hauteur jusqu’à 70 cm avec certains modèles de pieds. C’est le système Flex.
Les volets, ici ouverts de part et d’autre de l’écran. À noter que cette solution est compatible avec un système de réglage en hauteur. Dans ce cas, l’ensemble [écran et volets] peut se déplacer en hauteur jusqu’à 70 cm avec certains modèles de pieds. C’est le système Flex.
Ici, les volets ont été fermés. Deux panneaux fixes sont placés de part et d’autre. Cela donne la même surface d’écriture au feutre effaçable qu’un triptyque standard.
Ici, les volets ont été fermés. Deux panneaux fixes sont placés de part et d’autre. Cela donne la même surface d’écriture au feutre effaçable qu’un triptyque standard.

Utiliser des panneaux coulissants

Une autre solution, très confortable, consiste à placer l’écran dans un système de panneaux coulissants. C’est le système Flash.

Ici, les panneaux coulissants sont en position ouverte. L’écran est visible et il ya deux panneaux blancs visibles.
Ici, les panneaux coulissants sont en position ouverte. L’écran est visible et il ya deux panneaux blancs visibles.
Ici, les panneaux coulissants sont en position centrale. Ils protègent l’écran. Il y a quatre panneaux blancs disponibles pour l’enseignant. Les panneaux peuvent être verrouillés pour empêcher l’accès à l’écran interactif.
Ici, les panneaux coulissants sont en position centrale. Ils protègent l’écran. Il y a quatre panneaux blancs disponibles pour l’enseignant. Les panneaux peuvent être verrouillés pour empêcher l’accès à l’écran interactif.

Les systèmes mobiles

Une autre possibilité consiste à utiliser une solution mobile. Ici, le système Flex comporte un écran interactif et deux volets, le tout sur un pied mobile réglable en hauteur.

Cela permet d’adapter la disposition à l’utilisation. C’est une excellente option si la salle de classe est relativement grande pour que les déplacements de l’ensemble soient commodes.

Le système Flex mobile permet d’avoir l’écran interactif et deux volets double-face d’écriture à l’emplacement et à la hauteur souhaités.
Le système Flex mobile permet d’avoir l’écran interactif et deux volets double-face d’écriture à l’emplacement et à la hauteur souhaités.

Pour mémoire, il a existé des systèmes mobiles avec vidéoprojecteurs, mais les inconvénients ont fait disparaître ces solutions.

En guise de conclusion

Équiper une salle de classe pour la rendre aussi polyvalente et moderne que possible est un défi. Par ailleurs, il convient de raisonner de façon durable et d’adopter des solutions durables et fiables.

Un matériel comme l’écran interactif numérique Easypitch avec un indice de réparabilité de 9,6/10, une écoconception lui permettant de consommer peu, d’être facilement recyclable et sa fabrication optimisée en termes d’usage de ressources primaires est un excellent choix.

Notre rôle de conseil nous conduit à vous aider à choisir la solution la mieux adaptée en fonction des besoins de vos établissements scolaires et de leurs publics. Par exemple, les solutions réglables en hauteur ou inclinables sont précieuses pour les personnes en fauteuil ou lorsque des personnes de tailles très différentes sont utilisatrices du matériel.

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