Et s’il y avait une solution avec les écrans interactifs ?

grève des transport
Sur ce panneau SNCF se vivent les difficultés des travailleurs qui doivent prendre le train. À droite, la Place de Grève à Paris qui a donné son nom aux mouvements sociaux. C’était le lieu où on embauchait. Au moyen-âge, être en grève était être demandeur d’emploi…

Depuis deux mois, les grèves pénalisent le pays et nombreux sont les salariés rencontrant des difficultés pour se rendre sur leur lieu de travail.

Même en temps normal, ceux qui prennent leur voiture perdent, en région parisienne, une semaine par an dans les embouteillages et ce n’est guère mieux dans les autres grandes villes, comme Marseille ou Bordeaux.

Si on rajoute dans cette équation ceux qui veulent retrouver le calme des paysages pastoraux, on analyse que le travail à distance peut intéresser de nombreux travailleurs.

Le télétravail est-il une idée d’avenir ?

Lorsque l’on observe les pays où s’est le plus développé le télétravail, on se rend compte qu’il s’est surtout étendu dans l’hémisphère Sud et à proximité de l’équateur. Si dans un premier temps ces zones peuvent paraître étranges, elles ont en fait plusieurs explications.

Le Brésil et l’Australie ont une faible densité de population sur d’immenses espaces. Cela justifie la limitation des déplacements physiques au profit du télétravail et de la visioconférence.

Greves Visioconferences et bouchons
Ne serait-on pas mieux dans sa maison que dans sa voiture dans ces conditions ?

L’Inde est un pays très en pointe sur les nouvelles technologies et en retard sur les transports (collectifs et individuels), c’est donc sans surprise que ce pays atteint la tête du classement avec un travailleur sur deux en télétravail.

Les pays anglo-saxons de l’hémisphère Nord ont également un fort développement du télétravail, car ils disposent d’excellentes infrastructures informatiques et ont tendance à vouloir conquérir la terre entière, au moins sous son aspect numérique. Ils ne sont pas les seuls…

La France avec moins de 10 % de télétravailleurs occasionnels et réguliers dispose d’une marge de progression sensible. Les grèves sont un des facteurs qui a fait progresser le télétravail dans notre pays. De nombreux employeurs ont en effet, ces derniers temps, mis en place des procédures de télétravail, rejoignant le groupe des déjà convaincus.

Combien ça coûte ?

Logiquement, on peut se demander l’intérêt de louer des locaux pour des personnels qui pourraient accomplir le même travail chez eux. En France, certains organismes, comme le CNED (Centre National d’Enseignement à Distance) sont des pionniers du travail à distance.

Cet établissement remplace de plus en plus les procédures postales par des procédures purement électroniques. Les devoirs sont scannés, les enseignants travaillent de chez eux et renvoi les devoirs annotés et corrigés. Les formations et les relations avec les enseignants se font quasi intégralement sous forme de visioconférences.

De grands groupes industriels comme PSA travaillent depuis longtemps en utilisant des tableaux interactifs couplés à des caméras de visioconférence pour leurs centres dispersés dans le Monde. C’est sur ce type d’usages que nous allons aborder l’aspect financier.

Les déplacements de personnels pour assister à des réunions sont coûteux en temps, mais aussi en Euros. On devrait y ajouter la fatigue et le stress causé par les transports, d’autant plus en période de grève. Certains diront que les temps de trajet sont aussi des moments de travail, mais cela est moins pertinent quand on conduit une voiture en sécurité (sans être pris par des communications téléphoniques) ou que l’on est dans un transport en commun bondé. Lorsque les réunions sont éloignées du lieu de vie des participants, les notes de frais explosent, surtout que les cadres voyagent souvent en première classe qui ne s’appelle pas Business pour rien dans les avions.

Le principe le plus courant est d’avoir d’un côté les personnels dispersés devant leurs ordinateurs portables et quelques-uns en présentiel, avec un écran interactif (les tableaux interactifs ont été remplacés aujourd’hui par cette technologie).

Les personnels distants coûtent le prix de leur informatique connectée, à comparer à celui des trajets/véhicules de fonction/coûts de déplacement/frais de bouche/location de locaux de réunion et le surdimensionnement des bureaux pour loger tout le monde…

Au siège, on retrouve les coûts usuels pour les personnes qui y travaillent, auxquels il faut rajouter le coût de la liaison interactive. Cela a un coût sous forme d’abonnements à des réseaux de communication externes, de réseau interne et de parc informatique.

On se rend vite compte que le télétravail est un facteur puissant de diminution des coûts de fonctionnement. D’ailleurs, les industriels font cela depuis des années en délocalisant la production dans des pays à faible coût de main-d’œuvre. On déplace les marchandises pas les humains.

Avec le télétravail, on ne déplace plus l’intelligence, on la met en réseau. Ainsi, même une petite société peut s’offrir l’expertise d’un chercheur ou d’un spécialiste de renom grâce aux outils de collaboration à distance . On peut ainsi disposer d’un talent situé de l’autre côté de la planète (en Australie ou en Inde, par exemple) en quelques minutes, sans frais de déplacement et sans toutes les contraintes et servitudes liées au déplacement et à l’accueil de personnes.

Un réservoir de créativité

Cet argument est à double tranchant. La possibilité de rester connecté à tous moments à ses outils professionnels fait que certains peuvent avoir du mal à couper le cordon et ne pas savoir mettre des portions de vie privée dans leur travail.

En revanche, il peut arriver qu’à tout moment, une idée, une intuition, une inspiration nous vienne à l’esprit. Il est alors précieux de pouvoir la noter, que ce soit avec un assistant vocal, son téléphone voire son ordinateur. Les données exploitées lors de ces phases créatives seront ainsi disponibles lorsque l’on sera de retour devant l’ordinateur professionnel.

Le télétravail étend cette possibilité en laissant à l’utilisateur la possibilité de moduler son emploi du temps dans la limite des nécessaires interactions avec les autres.

Enfin seul ?

Il peut y avoir le risque pour certains travailleurs de ressentir de l’isolement. Les réunions en ligne permettent de rester dans le rythme de l’entreprise. Elles sont donc essentielles. Pour qu’elles soient motivantes, il faut qu’elles soient riches et courtes (moins d’une heure). Pour le meneur de la réunion, conduire l’activité avec un écran interactif présente des avantages.

  • Il peut se déplacer plus naturellement devant l’écran, même s’il est seul. Il retrouve ainsi les attitudes qu’il aurait adoptées devant une salle pleine.
    Nous avons à l’esprit des prestations du type de celles de Steve Jobs que les projections de PowerPoint où le conférencier lit depuis son siège le texte affiché à l’écran…
  • Il peut annoter un document présenté par un des connectés et tous les participants peuvent voir le résultat sur l’objet présenté.
  • Un commercial pourra présenter son argumentaire à un prospect afin de qualifier un lead avant de se déplacer. Par rapport à un simple entretien téléphonique, la présentation sur un écran avec une caméra de visioconférence permet au commercial de mieux donner l’illusion du présentiel. Il retrouvera plus facilement la posture qui lui est naturelle pour sa présentation.

Pour un utilisateur isolé, l’utilisation d’un écran interactif par l’animateur lui permettra d’être plus impliqué, surtout si le présentateur dispose d’un bon microphone (par exemple un microphone cravate sans fil). Celui-ci lui permettra de se déplacer naturellement en conservant la qualité sonore. De son côté le personnel distant utilisera un micro-casque afin que ses interventions soient également de qualité, sans effet larsen.

Pour ceux que la solitude physique dérange, rien ne les empêche de travailler dans un lieu public, qu’il s’agisse d’un café ou d’une gare. Si l’ambiance type « Deux Magots » n’est pas votre tasse de thé, vous pouvez rejoindre un de ces centres de télétravail qui fleurissent partout sur le territoire, y compris dans les zones rurales.

espace de coworking
L’espace de coworking « We Work » à Vancouver. Ça donne incontestablement envie d’y travailler.

Certains télétravailleurs, notamment les consultants disposent eux-mêmes d’un écran interactif, afin de proposer la meilleure convivialité à leurs interlocuteurs.

Alors, le télétravail, c’est tout rose ?

Du côté des responsables, la tentation de jouer à Big Brother peut venir à l’esprit. Comment être sûr que l’employé distant effectue bien son travail.

L’expérience montre que dans la plupart des cas, un « flicage » trop sévère produit l’effet contraire. Le boss doit définir des objectifs clairs et faire confiance. Les entreprises anglo-saxonnes, par exemple, encouragent l’initiative. C’est généralement plus productif que de définir pas-à-pas le chemin. En procédant ainsi, on aura le résultat de la création de plusieurs cerveaux, exploitant des pistes différentes au lieu d’un chemin uniforme et qui n’ira pas au bout des possibilités.

Du côté du travailleur distant, le risque est de se démotiver et/ou de se laisser prendre par une activité qui n’a pas de rapport avec ce qui est nécessaire.

Il conviendra donc de se donner des règles adaptées à sa personnalité, que ce soit pour ne pas trop en faire pour garder au moins une partie de la journée pour des activités de détente.

Nombre de personnes qui travaillent dans les bureaux prennent une pause pour aller fumer, prendre un café, discuter. Le télétravailleur ne doit pas se culpabiliser s’il coupe la journée par une séance de piscine ou le visionnage d’un film…

Et ça marche ?

Au final, l’employeur est toujours gagnant en termes de productivité, d’économies de déplacement et de locaux, ce qui lui permet d’investir dans des outils favorisant encore plus la performance, comme les solutions interactives et à distance, qui pourront servir en outre à de nombreux autres usages avantageux, à distance, mais aussi en présentiel.

Les salariés qui le souhaitent sont également gagnants, car ils diminuent leur niveau de stress (transports, pression du supérieur derrière le dos…).

Lorsque le télétravail n’est pas possible, il est possible d’aménager les espaces de façon plus ludique, notamment avec la place gagnée par le télétravail en suivant les organisations des sociétés en pointe qui offrent à leur personnel des espaces de travail parfois étonnants…

locaux Google
Les locaux de Google sont connus pour leur originalité (Photos Google). Les sociétés qui suivent cet exemple ont compris que créer un bon climat dans l’entreprise est essentiel.

C’est une forme de télétravail de proximité. Les employés peuvent suivre une conférence dans un fauteuil de relaxation ou dans une piscine à balles, s’ils le souhaitent…

Ces aménagements peuvent également limiter les séquelles d’un travail trop sédentaire. Celui qui manipule l’écran interactif n’est plus assis, immobile. Les autres participants peuvent faire de l’exercice, retrouvant ainsi l’habitude de certains de prendre les communications téléphoniques en marchant.

Différents organismes permettent d’obtenir des données sur l’équipement informatique des établissements scolaires. Nous avons compilé pour cette étude, des données de Futuresource, de l’OCDE et des statistiques issues de différents ministères nationaux, dont celui de la France.

évolution TBI

Évolution du marché des tableaux interactifs

Après une forte croissance dans l’univers scolaire jusqu’à fin 2010, la progression des tableaux interactifs a subi une décroissance. Celle-ci a très exactement été compensée par la progression de la diffusion des tableaux interactifs dans le monde de l’entreprise, autour d’un marché de l’ordre de 500 millions d’Euros annuels.

répartition vente TBI

Cette évolution masque des disparités énormes entre les pays. Si quelques pays sont en cours d’installation d’un second équipement, voire plus dans les salles de classe, d’autres n’ont qu’un équipement partiel, voire anecdotique.

taux équipement classes en TBI

Le taux d’équipement indiqué par les statistiques comporte de nombreux biais. Certaines sources indiquent des chiffres constructeurs. Ces derniers peuvent être surévalués, notamment quand l’importateur déclare ses entrées en stock et non ses ventes réelles, ou s’il ne fait pas toujours la distinction entre les ventes éducation des ventes entreprise (tendance à déclarer deux fois les mêmes ventes). Dans les statistiques des ministères, il y a également des biais. Notamment, car les enquêtes nationales ne prennent pas toujours en compte spécifiquement les tableaux et écrans interactifs.

La dernière disparité est ce que l’on place derrière la mention de « classe équipée ». En France, par exemple, de nombreux équipements mobiles d’une classe à l’autre ont été déclarés comme un équipement du nombre total de classes de l’école. Ceci fausse les statistiques. Plus grave, il s’avère que l’usage partagé d’un équipement de ce type en enlève tout l’intérêt, car l’écran interactif est le tableau de la classe, ne l’avoir qu’à certain moment fait que rapidement, plus personne ne l’utilise ou, qu’au mieux, un seul enseignant se l’approprie. Nous avons donc pris comme base, le nombre d’équipements et non pas le nombre de classes potentiellement équipées…

Lorsqu’une école d’Amérique du Nord ou du Royaume-Uni était équipée, cela comportait un tableau interactif, un projecteur sur potence permettant le réglage en hauteur de l’équipement, un système de sonorisation, un visualiseur permettant d’afficher en direct n’importe quel document sur l’écran, des boîtiers de réponse permettant de recueillir des informations en direct des élèves. Dans d’autres pays, une surface de projection et un vidéoprojecteur parfois posé sur une table sont considérés comme un équipement de classe. Outre les dangers de ces équipements ; risque de chute du vidéoprojecteur, câbles qui traînent, chaleur et bruit du vidéoprojecteur au niveau de la tête des élèves, point chaud lumineux quand la projection n’a pas lieu sur une surface adaptée (ce qui est malheureusement la situation la plus fréquente), il faut déplorer des freins à l’usage, comme la nécessité de recalibrage, l’impossibilité de régler la hauteur de l’image projetée sans devoir tout reconfigurer et bien souvent une ergonomie très en retrait (un seul stylet utilisable), alors que la plupart des équipements avancés sont multitouch et utilisables au doigt. Une élève en 5ème témoigne de son expérience avec le tbi et vidéoprojecteur en classe : https://www.tableauxinteractifs.fr/temoignages/mon-experience-en-tant-queleve-avec-tbi-et-le-videoprojecteur-milieu-scolaire

En France, le plan ENR lancé en 2009 avait un cahier des charges bien conçu. Ce dernier a permis l’arrivée des premiers projecteurs sur potence (ce qui était une obligation au Royaume-Uni n’était jamais arrivé dans les classes françaises. Il recommandait également un système de réglage en hauteur, un logiciel de gestion de classe, offrait un pack de ressources et incluait une formation. Malheureusement, ce dispositif idéal a été interprété de façon minimaliste et si le progrès dans la qualité des équipements a été sensible, il a été très en retrait de ce qui aurait été possible si le cahier des charges initial avait été respecté.

On remarquera donc que le taux d’équipement de la France est assez bas, même si les enquêtes les plus optimistes lui permettraient de gagner une ou deux places sur le podium. Certaines statistiques font état d’une classe sur trois équipées, il n’est qu’à faire un tour dans les établissements français pour se rendre compte que c’est totalement irréaliste.

L’écran qui cache la forêt française

Les données statistiques permettent de remarquer l’émergence de nouveaux types de matériels. Au début de la décennie, seuls les tableaux interactifs étaient vendus. Dans quelques pays, dont la France, les dispositifs mobiles interactifs et les vidéoprojecteurs interactifs ont permis de remonter le niveau d’équipement des écoles, au prix d’une perte d’ergonomie et de qualité d’utilisation.

En analysant les appels d’offres en France sur 10 ans, on se rend compte que si la majorité des appels d’offres parlent de « tableaux interactifs », de TNI et/ou de TBI, il faut en fait regarder les résultats des appels d’offres pour se rendre compte que bien souvent ce sont des vidéoprojecteurs interactifs qui sont vendus. De plus, la plupart des appels d’offres entre 2015 et 2018 font référence explicitement aux VPI [vidéoprojecteurs interactifs].

répartition équipement TBI

Les écrans interactifs sont une solution bien plus pratique que les tableaux interactifs, même haut de gamme et sans commune mesure avec les dispositifs mobiles et les vidéoprojecteurs interactifs. Il est donc normal que cette technologie soit en forte progression et tende à remplacer les anciennes. Cela peut se remarquer à l’évolution des catalogues des fabricants. Les VPI sont quasiment abandonnés, les DMI qui n’ont jamais représenté plus d’un pour cent des ventes ne progressent pas et les modèles de tableaux interactifs se limitent à un ou deux modèles alors que les écrans représentent de nombreux modèles dans les gammes.

De plus d’une centaine de fabricants de tableaux interactifs, il n’en reste plus qu’une demi-douzaine. En revanche, de nouveaux acteurs entrent dans le marché des écrans interactifs, notamment les sociétés qui produisaient les dalles pour les téléviseurs.

Évolution de la classe interactive

Lançons-nous maintenant dans un peu de prospective.

L’évolution du marché des surfaces d’affichages interactives démontre que l’écran interactif représente l’avenir de la classe. Les équipements des premiers pays équipés en tableaux interactifs sont en cours de renouvellement pour ce type d’équipement. Le marché qui s’était tassé au milieu de la décennie reprend de la vigueur du fait des améliorations offertes par les écrans interactifs et par la nécessité de remplacer les anciens équipements qui atteignent une dizaine d’années d’usage.

Le développement pour le grand public de dalles de télévision de plus en plus grande permet de baisser drastiquement les coûts des grandes surfaces d’affichage, ce qui va dans le sens d’un équipement plus large des écoles avec ces technologies. De plus, ces matériels étant moins complexes à installer et à positionner, ils deviennent utilisables dans des lieux où les tableaux interactifs étaient difficiles à placer.

La généralisation des tablettes au détriment des ordinateurs rend encore plus faciles les interactions entre les écrans interactifs et les outils individuels.

evolution outils individuelss

L’écran interactif tend à devenir le point central de la classe. Associé à un ordinateur [fixe ou portable], il permet de gérer l’historique des activités, de présenter tous les documents possibles, remplaçant en cela tous les équipements multimédias dont les lecteurs de CD et DVD ou les appareils plus antiques comme les projecteurs de diapositives, de films, les épidiascopes et les rétroprojecteurs. Il permet aussi de limiter l’acquisition de référentiels en grand format [cartes de géographie ou d’histoire, par exemple].

Les possibilités de communication des écrans interactifs avec les outils mobiles permettent de remplacer les boîtiers de réponse en apportant une plus grande flexibilité et de nouvelles fonctionnalités [dessin, intervention à distance sur l’image affichée, possibilité d’envoyer des photos ou des vidéos…].

Le marché mondial est donc très largement tourné vers l’association d’écrans interactifs avec des tablettes individuelles. En France se dessine la même évolution. Le marché des tablettes est assez dynamique, notamment grâce aux marchés des collectivités en charge du secondaire. Les avantages à long terme des écrans interactifs font que les collectivités consentent plus volontiers à une dépense d’acquisition supérieure pour accéder à un coût final d’utilisation bien inférieur aux anciennes solutions.

ecran-interactif-utilisation

A priori, c’est une association improbable. Les seniors ne sont pas vraiment connus pour leur attirance pour les nouvelles technologies. La tendance commence néanmoins à s’inverser avec l’intérêt grandissant des personnes âgées pour les outils audiovisuels, dont les écrans interactifs qui ont montré le bout de leur nez dans des maisons de retraite.

senior and media

Nouvelles technologies : un intérêt grandissant de la part des seniors

Même sans le vouloir, on se retrouve quotidiennement nez à nez avec divers appareils de nouvelles technologies. Le numérique envahit même les endroits où on pensait le moins les retrouver. En constatant les diverses opportunités offertes par les appareils de nouvelles technologies, les seniors montrent de plus en plus d’intérêt à ces outils qu’ils ne connaissaient pas (et n’avaient pas forcément envie de connaitre) il y a encore quelques années. Les maisons de retraite suivent la tendance pour améliorer leurs services, et cela n’est pas pour déplaire aux résidents.

Usage des nouvelles technologies en maison de retraite

On se rend de plus en plus compte des avantages que peuvent apporter les outils de nouvelles technologies pour la qualité de vie des résidents en maison de retraite. Les outils audiovisuels permettent à ces pensionnaires d’avoir plus de contact avec leurs proches, grâce notamment aux appareils connectés. Ils n’étaient pas spécialement intéressés par les ordinateurs, ces derniers étant relativement difficiles à utiliser.

Usage collectif des appareils de nouvelles technologies : Écrans interactifs et TBI

Investissement généralement à l’initiative de l’établissement et non de ses pensionnaires, les écrans interactifs et tableaux blancs interactifs sont des outils de nouvelles technologies d’envergure assez imposante. Leur présence dans ce genre d’établissement a un double objectif. Améliorer les interactions entre les résidents, grâce aux multiples points de contact sur les écrans et entretenir les capacités cérébrales des personnes âgées, grâce aux applications disponibles en ligne.

Les écrans interactifs à l’instar des écrans Easypitch s’intègrent facilement à divers environnements, y compris donc les maisons de retraite. Leurs dimensions, qui peuvent atteindre 86 pouces sont particulièrement adaptées pour les sens parfois défaillants des personnes âgées, notamment la vue et l’ouïe. Conçus pour permettre une collaboration sans limites, ils encouragent tous les utilisateurs à travailler de concert pour arriver à un objectif commun. Le réseau sans fil associé à un système d’exploitation adapté donnera libre accès à un large choix d’applications pour des centres d’intérêt varié.

Usage individuel des appareils de nouvelles technologies : Smartphones, tablettes, ordinateurs portables

Ce sont d’excellents outils pour communiquer avec le monde extérieur. Les personnes en maison de retraite apprécient énormément le contact avec leurs proches. Avec l’avènement du réseau sans fil et des appareils mobiles, ce contact est devenu plus facile. Les lettres sont remplacées par les mails et les photos sont rendues vivante grâce aux appels vidéo qu’on peut faire avec des logiciels comme Skype. Avec les tablettes et les smartphones, ils peuvent discuter en vidéo avec leurs enfants et petits enfants. Ce contact participe énormément au bien-être de ces personnes âgées.

Par ailleurs, les pensionnaires des maisons de retraite peuvent les utiliser comme sources d’informations. Bien que les journaux restent accessibles au quotidien, la possibilité de chercher les informations sur le sujet de son choix présente un avantage certain pour les appareils connectés. Il n’y a ainsi plus de limite à l’accès aux informations et autres actualités.

Sur le même sujet :

L’écran interactif est la solution qui a le vent en poupe dans les solutions interactives à votre disposition aujourd’hui, un article complet qui présente les 4 formes de solutions est accessible sur ce site :

https://www.tableauxinteractifs.fr/equipement/tbi-vpi-ei-dmi-comment-choisir

Quand on compare les écrans interactifs aux autres solutions, on développe d’abord les avantages qu’apporte cette solution par rapport au maillon faible des autres solutions :

Le vidéoprojecteur

Le vidéoprojecteur a quelques défauts qui sont largement annihilés quand on s’équipe d’un écran interactif.

  • Moins bruyant (0 db contre environ 20 db pour un vidéoprojecteur) ;
  • Plus rapide à mettre en route (3 secondes contre environ 30 secondes pour un démarrage de vidéoprojecteur) ;
  • Sans calibration, alors que quasiment toutes les solutions avec vidéoprojecteur demandent une calibration ;
  • Sans changement de lampe (à prévoir environ tous les 6 mois en cas d’utilisation intensive d’un TBI ou d’un vidéoprojecteur interactif).

Dans notre comparaison de solutions, viennent les arguments de coût ; certes l’écran interactif est plus cher à l’achat, mais il demande moins d’entretien.

Le point d’équilibre pour le coût d’exploitation entre ces solutions se fait pendant la septième année : avant la septième année le coût total d’exploitation des solutions avec vidéoprojecteur est plus faible, après 7 ans le coût total d’exploitation d’une solution d’écran interactif est plus faible.

L’écran interactif change la donne par rapport à la surface projetée, mais il la change aussi par rapport à la possibilité d’inclure un ordinateur, c’est ce que nous allons explorer dans cet article …

Quel système informatique pour un écran interactif ?

La question mérite d’être posée, tant le système informatique se trouve au centre de la solution interactive, quelque-soit sa nature. Nous avions publié un article il y a trois ans qui explorait à fond la question du choix de l’ordinateur :

https://www.tableauxinteractifs.fr/equipement/choisir-lordinateur

Si un ordinateur peut servir pour un TBI ou un vidéoprojecteur interactif, il peut servir pour un écran interactif, soit … donc la question est  la même ?

Et bien oui et non…

Oui parce que l’on connecte un ordinateur à un écran interactif comme on peut le connecter à un TBI ou à un vidéoprojecteur interactif ;

Non parce que l’écran interactif présente une botte secrète, sa possibilité d’inclure un ordinateur dans l’écran.

Et si l’avantage décisif de l’écran interactif c’était son côté « tout en un » ?

Le TBI, c’est l’assemblage d’un ordinateur, d’un vidéoprojecteur et d’un tableau blanc interactif, l’ordinateur étant au centre de cette collaboration, chaque module est interchangeable.

La solution  modulaire ou « éclatée »

Le TBI

La vision « tout en un » ou « intégrée »

L’écran interactif

liaison ecran interactif à ordinateur

bjr

 

Avantages du « tout en un » Inconvénients du « tout en un »
  • Un seul câble à brancher, le câble d’alimentation.
  • Sans câble apparent, le système est plus fiable et plus esthétique.
  • L’ensemble est plus mobile.
  • Un seul bouton de démarrage pour l’ensemble, pas besoin d’allumer plusieurs modules.
  • Démarrage rapide.
  • Nombre de configurations plus limitées (vous aurez deux à trois choix d’ordinateurs quand avec une solution modulaire vous avez le choix de centaines d’ordinateurs).
  • En cas de panne, moins simple à envoyer pour réparation.
  • Moins évolutif qu’une solution modulaire, l’ensemble devant être changé « en une seule fois ».
  • Plus cher qu’une solution « modulaire ».

Dès le début de la micro-informatique, les deux formes de matériel se sont confrontées, avec la configuration basée sur une unité centrale séparée de l’écran (par exemple le premier PC en 1980) et la configuration « tout en un » (par exemple le premier Macintosh en 1984). C’est finalement la configuration « tout en un » qui a pris le dessus, avec le développement des ventes d’ordinateurs portables, dont la qualité n’a cessé de s’améliorer.

Un écran interactif, trois possibilités pour le système informatique

Possibilité 1 :  le couplage avec un ordinateur externe : 

L’écran interactif est interopérable avec tout ordinateur du marché, il suffit de brancher un câble video et un câble USB pour que les deux systèmes fonctionnent de paire, comme le montre la vidéeo présentée de dessous:

Possibilité 2 :  utilisation d’un ordinateur OPS ou l’Android embarqué

Ce sont les deux solutions qui permettent de rendre l’écran interactif « tout en un » , pour plus d’explications sur ces deux solutions, se référer à notre dossier « comment choisir un écran interactif ?  »

https://www.tableauxinteractifs.fr/equipement/choisir-son-ecran-interactif/un-ecran-interactif-avec-quel-ordinateur

Possibilité 3: la projection sans fil ou les boîtiers BYOD 

On peut également utiliser des systèmes de projection sans fil, qui s’appuient sur des boîtiers BYOD, ces systèmes permettent de connecter une multitude d’ordinateurs de façon plus fluide.

Le fabriquant Easypitch a également crée une gamme d’écrans interactifs Easypitch PRO, qui inclus un système BYOD dans l’écran lui-même

Pour plus d’explications sur la façon de fonctionner de la projection sans fil, vous pouvez lire l’article suivant: http://www.tbi-direct.fr/article/boitier-byod-definition/