Ecran interactif à l’école : découvrez les bonnes pratiques techniques et pédagogiques

 

Avez-vous peur des écrans interactifs à l’école ?
 

Si on se réfère à la presse grand public, on pourrait penser que les écrans sont une malédiction. S’il est incontestable qu’un mauvais usage des écrans est néfaste, il convient de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

En effet, nombre des problèmes cités ne concernent pas directement les usages scolaires quand ils sont de qualité, mais les usages domestiques, sans la supervision des adultes[1] et pour des durées excessives ou dans des conditions dommageables pour la santé.[2]

Nous verrons ensuite les bons réglages et modalités d’utilisation technique des écrans, puis les bons usages pédagogiques pour éviter la totalité des dangers que mettent en avant les articles destinés à inquiéter les parents sans toujours avoir pris la peine de s’interroger véritablement sur la question.

[1] Par exemple le risque de tomber sur des sites pornographiques en classe est quasiment nul et si cela arrive, l’enseignant peut réagir pour minimiser l’impact sur les élèves.

[2] En étant trop près de l’écran, en étant dans une mauvaise position.

Les bonnes pratiques techniques de l’usage des écrans interactifs à l’école

Certains dangers réels ou supposés des écrans proviendraient de facteurs techniques. Nous allons donc aborder ici ces derniers, afin que vous puissiez utiliser vos écrans dans les meilleures conditions possibles pour la santé de vos élèves et la vôtre.

La luminosité aux nits

Il y a quelques années, une luminosité de 300 à 350 cd/m² (ou nits)[1] était demandée et désormais, les appels d’offres tendent à exiger des luminosités de 450 nits. Cette tendance vient d’une mauvaise compréhension de la luminance. En effet, pour certaines applications, notamment audiovisuelles ou pour des affichages en plein air, la course aux nits est justifiée. En revanche, dans une salle de classe, une luminosité de 300 nits est généralement satisfaisante. L’écran ne doit pas être une source d’éclairage, mais une zone de référence. Elle n’a donc pas à être énormément plus lumineuse que l’environnement.

[1] Le nit est une unité de mesure permettant de quantifier l’intensité lumineuse d’une surface et qui définit par conséquent la luminance de l’écran. Pour mémoire un nit est égal à une candela par mètre carré (cd/ m²).

luminosité de l’écran interactif à l’école
Parfois, le mieux est l’ennemi du bien. Avoir un écran hyper lumineux n’est pas toujours utile et cela peut même s’avérer néfaste

Adapter la luminance de l’écran aux conditions lumineuses de la salle de classe

Ceci pour dire que si vous disposez d’un écran capable de donner une luminosité de 450 nits, vous n’êtes pas obligés de l’utiliser à cette valeur. Vous pouvez réduire la luminosité de l’écran jusqu’à une valeur suffisante pour que l’écran s’intègre bien avec son environnement.

De plus en plus d’écrans sont d’ailleurs capables de régler leur luminosité en fonction de l’éclairage ambiant. Ainsi, si un rayon de soleil s’invite dans la classe, il va augmenter sa luminosité et inversement la réduire lorsque la lumière baisse.

Une salle de classe est normalement éclairée aux alentours de 300 lux.[1] Un écran interactif doté d’une luminance de 400 nits produit donc une luminosité de 400 x π = 1257 Lux, soit 4 fois plus que l’éclairement de la salle. Si les murs de la salle sont clairs, cet écart peut être supportable, mais s’ils sont sombres, le contraste est bien trop élevé et cela conduira à une fatigue visuelle importante.

Il convient donc de diminuer la luminosité de l’écran de façon que le contraste d’éclairement ne dépasse pas un facteur 2 X. Cela conduit à régler l’écran interactif à demi-puissance pour que sa luminance ne dépasse pas 200 nits. La réserve de puissance de l’écran pourra être utile si un ensoleillement généreux modifie notablement la luminosité de la salle.

Limiter la luminosité de l’écran à ce qui est nécessaire

Pour les enseignants photophobes et ceux qui ne souhaitent pas le devenir, c’est très important. Être proche d’une surface lumineuse trop puissante est fatigant pour la vue. Il convient donc de ne pas pousser la luminosité trop fort. Dans l’idéal, la luminosité de l’écran doit être juste un peu supérieure à celle du milieu environnant.

Rappelons qu’il est déconseillé d’utiliser un écran interactif à l’école dans la pénombre, une salle de classe n’est pas une salle de cinéma. En effet, la pénombre créée un fort contraste avec l’écran, favorise la somnolence chez les élèves, rend compliqué leurs déplacements pour se rendre à l’écran interactif et limite, voire empêche le travail individuel comme la prise de note ou la recherche bibliographique sur le thème étudié…

Comme nous l’avons vu dans le paragraphe précédent, limiter la luminosité de l’écran à ce qui est nécessaire permet de ne pas fatiguer la vue de l’enseignant qui est a priori, la personne qui passe le plus de temps à proximité de l’écran, tout en limitant la consommation électrique de l’écran interactif.[2]

Éviter les écrans scintillants

Les écrans cathodiques, les anciennes sources lumineuses fluorescentes et les LED d’entrée de gamme sont des sources de lumière discontinues. Le flux lumineux est en fait un scintillement. En France, ce scintillement est de l’ordre de 50 Hz, c’est celui du secteur. Pour les écrans cathodiques, cela pouvait même être de l’ordre de 25 Hz lorsque l’affichage était entrelacé. Cela provoquait des migraines et des douleurs oculaires chez les utilisateurs sensibles.

Les lampes à incandescence étant donné leur inertie (le filament reste chaud et n’a pas le temps de se refroidir en 1/50 e de seconde) n’ont pas ce défaut.

Les écrans interactifs modernes sont éclairés par des LED qui pourraient conduire à un effet de scintillement. Cependant, les matériels de qualité utilisent des LED qui ne sont pas sujettes à ce problème. Il n’y a pas de risque de déclencher des crises d’épilepsie, comme cela pouvait arriver avec des vidéoprojecteurs DLP d’entrée de gamme où la roue colorée était peu performante. Vous pouvez visualiser les effets du scintillement sur cette vidéo.

[1] Pour une salle de classe standard selon la norme EN 12464-1 : 2021. 2021 la valeur de l’éclairement est de 300 lux. Des valeurs plus élevées peuvent être prévues dans certaines salles spécifiques.

[2] La consommation électrique est aussi un point à relativiser, les écrans modernes ayant des consommations très raisonnables comparées à celles des vidéoprojecteurs et des matériels de conception ancienne.

effet de scintillement sur des écrans interactifs à l’école
Les effets du scintillement. Comment les détecter ?

La lumière bleue

Les écrans peuvent produire une lumière riche en UV et bleutée.[1] Cela peut retarder l’endormissement, car le cerveau analysera cette lumière comme étant une lumière diurne et donc, il ne déclenchera pas le cycle de sommeil.

[1] Les UV étaient produit par les écrans cathodiques et dans des proportions raisonnables, mais la légende urbaine continue de courir alors que les écrans LCD qui les ont remplacés n’en émettent pas du tout.

lumière bleue sur ecran interactif
La lumière bleue peut retarder le cycle de sommeil. On conseille donc de l’éviter avant de dormir.

Les UV étaient produit par les écrans cathodiques et dans des proportions raisonnables, mais la légende urbaine continue de courir alors que les écrans LCD qui les ont remplacés n’en émettent pas du tout.

Là encore, il faut relativiser pour un usage scolaire. L’école a lieu dans la journée et donc, les effets d’une éventuelle lumière bleue ne se feront pas sentir au moment du coucher. Toutefois, certains matériels haut de gamme disposent d’un mode « anti-lumière bleue » qui permet de vous rassurer et de rassurer les parents d’élèves.

Utilisez un fond d’écran noir

Pour diminuer la luminosité émise, une possibilité peut consister à afficher un fond noir.

fond noir ecran interactif
Sur fond noir, la luminosité est réduite, mais le contraste reste le même et dans certains cas des reflets peuvent rendre l’écran moins lisible.

Ce procédé permet en outre de diminuer la consommation électrique, mais l’aspect visuel peut être assez agressif. Peut-être est-il préférable de diminuer la luminosité de l’écran, comme nous l’avons vu précédemment ou d’adopter un fond d’écran gris ou beige plutôt que noir. Cela réduira la luminosité générale, tout en conservant un bon contraste pour la lisibilité.

Chacun pourra doser en fonction de son utilisation et de l’environnement de sa classe. Lorsque la salle est plongée dans la pénombre, ce qui est peu recommandé, le fond noir pourrait être une bonne solution. On pourrait par exemple l’adopter lorsque l’on réalise des expériences sur la lumière, pour que l’écran ne vienne pas perturber les expériences en cours.

Les bonnes pratiques pédagogiques de l’usage des écrans interactifs à l’école

Puisque l’écran interactif à l’école ne comporte pas de dangers d’un point de vue technique, il convient maintenant de mesurer les risques liés à son utilisation pédagogique. En effet, une grande partie des reproches faits aux écrans viennent de situations courantes dans certaines familles où les enfants sont laissés seuls devant les écrans, sans limites et sans supervision, ce qui n’est pas le cas en classe.

le bon usage de l’écran interactif à l’école
Le bon usage de l’écran interactif permet d’avoir un monde plus sûr et plus respectueux de la santé des utilisateurs.

La pédagogie frontale

Il est d’usage de décrier les pédagogies frontales, celles où les élèves passifs « écoutent » l’enseignant dispenser son cours.

Ce type de pédagogie a son utilité est peut s’avérer bien adapté avec des étudiants adultes, mais sans doute beaucoup moins à des élèves de maternelle. L’écran interactif à l’école n’induit pas, comme le craignent certains de ses détracteurs, une pédagogie frontale.

En effet, si l’enseignant peut se faire plaisir en réalisant un beau PowerPoint qu’il diffusera doctement à ses élèves ébaudis, ce problème n’est pas lié à l’outil, mais à la façon de l’utiliser.

Le problème est le même avec un tableau à craie, même si l’attirance des élèves pour l’écran peut renforcer le phénomène.

Écrire, comparer, modifier…

Ce que permet l’écran interactif, c’est de rebondir sur toutes les situations qui se présentent en classe. Avec un tableau traditionnel, il est difficile de se lancer dans l’étude d’une hypothèse émise, de revenir en arrière, de comparer deux cheminements, car cela implique d’écrire, effacer, réécrire et cela est très chronophage.

Utilisation des écrans interactifs à l’école pour expérimenter
L’écran interactif, contrairement à un manuel, un cours magistral ou une présentation PowerPoint, permet de créer des parcours diversifiés en fonction des réactions des élèves. L’enseignant conserve le but, mais permet à son groupe classe de choisir le chemin pour y accéder. Il pourra ainsi s’appuyer sur l’expérience de la classe pour parvenir de façon plus efficace au but de la leçon.

L’écran interactif, contrairement à un manuel, un cours magistral ou une présentation PowerPoint, permet de créer des parcours diversifiés en fonction des réactions des élèves. L’enseignant conserve le but, mais permet à son groupe classe de choisir le chemin pour y accéder. Il pourra ainsi s’appuyer sur l’expérience de la classe pour parvenir de façon plus efficace au but de la leçon. [balise alt : Utilisation des écrans interactifs à l’école pour expérimenter]

Par exemple, l’enseignant lancera la situation initiale à partir d’une image, d’une question ou de tout autre document. Les élèves émettront des hypothèses, feront des observations analyseront et progressivement, le contenu de l’écran interactif va évoluer en fonction des réactions des élèves.

Un enseignant du secondaire qui a deux classes de même niveau peut très bien réaliser deux parcours très différents en fonction des classes, ce qui n’était pas le cas lors de l’usage de PowerPoint ou de manuels suivis à la lettre.

Bien employer l’écran interactif

Faire venir un élève à l’écran interactif peut être une excellente ou mauvaise chose. L’enfant peut être fier et intéressé par utiliser l’engin, mais s’il est mis en difficulté, l’expérience risque de ne pas être agréable.

Il convient donc, tout comme avec un tableau traditionnel, de veiller à ce que l’élève soit valorisé. Il ne faut pas oublier que quand on est proche de l’écran, on peut avoir du mal à gérer l’empan de vision et un élève qui verrait tout de suite quelque chose de sa place peut être perdu en voyant l’écran de près. De plus, un élève qui ne saurait pas répondre de sa place ne saura pas plus et souvent moins en étant face à ses camarades à l’écran.

De cela, il ne faut pas conclure qu’il ne faut envoyer à l’écran que des élèves sachants. Au contraire, cet outil est destiné à ceux qui rencontrent des difficultés avec les apprentissages.

Pour résoudre ce qui paraît être contradictoire, prenons un exemple. L’enfant qui est à l’écran n’a pas besoin d’être celui qui résout l’activité, mais celui qui recueille les idées de ses camarades. Envoyer un élève performant résoudre une multiplication à l’écran peut être sans aucun intérêt pour les élèves en difficulté. Cela mettra sans doute en valeur l’élève, mais les autres ne profiteront pas de l’expérience, car il aura été trop rapide.

A contrario, profiter de la venue d’un élève moins compétent à l’écran peut être précieux. L’enseignant peut par exemple demander à la classe, quelle est la prochaine étape ? Quel est le résultat de cette partie du calcul ? Où pose-t-on la retenue ? L’élève peu sûr de lui n’a donc qu’à suivre les directives, ce qui lui permet de mieux les mémoriser, tout en ayant la satisfaction d’occuper une place privilégiée.

L’astuce de l’enfant « robot », téléguidé par ses camarades, est également très intéressante dans les classes à niveaux multiples. Les plus jeunes peuvent participer et attraper quelques éléments supérieurs aux attentes qui pourront leur faciliter les apprentissages futurs, tout en retirant de la fierté de cette occasion.

Rappelons que l’étude de Thierry Karsenti,[1] souvent citée de façon tronquée par les détracteurs des solutions interactives en classe conclue que l’outil est intéressant, mais seulement à condition qu’il soit bien employé. Depuis la sortie de son rapport, il est certain que les mœurs des enseignants ont évolué et que désormais, l’usage comme simple outil de visualisation est en régression.

Éduquer aux écrans grâce à l’écran interactif

Rendre les élèves acteurs, participants devant l’écran interactif, permet de gommer l’effet néfaste des écrans interactifs à l’école qui est essentiellement lié à la passivité ou au visionnage de séquences déplacées.

Les élèves voient qu’un écran peut être une source d’activité dynamique, enrichissante. En adoptant une attitude active en classe, on peut espérer qu’ils prendront cette habitude pour leurs usages personnels.

L’école a aussi comme mission d’apprendre aux élèves les dangers liés à Internet et autres dérives, notamment celles des réseaux sociaux et des activités illégales.

Il est beaucoup plus pertinent de traiter ces sujets avec un écran que sur du papier ou sur un tableau à craie. Les élèves ont rarement des écrans d’aussi grandes dimensions et en tout cas pas tactiles, en cela l’école devient un lieu de haute technologie. Le débat ne se place plus sur le plan d’un enseignant « ringard » qui parle de chose qu’il ne connaît pas, mais sur celui d’un enseignant qui connaît la technologie et qui peut donc en parler de façon légitime.

Le temps où les enseignants se sentaient en retard sur leurs élèves nés avec Internet est révolu. Même les moins novateurs savent désormais consulter leur messagerie ou effectuer une recherche sur Internet… C’est donc un complexe qui disparaît. L’enseignant a toujours été un référent pédagogique et une moins bonne maîtrise de telle ou telle technologie ne devait pas et encore moins aujourd’hui, être ressenti comme une tare.

Enfin, si un incident se produit, si une image choquante apparaît sur l’écran à la suite d’une recherche sur Internet qui n’aura pas été correctement filtré par le serveur de l’établissement ou du fournisseur d’accès, l’adulte est là pour réduire les influences néfastes. Ce n’est pas comme si l’enfant était seul dans sa chambre face à ce document.

Conclusion

Comme tout outil technologique, les écrans interactifs peuvent avoir une part d’ombre et une de lumière. Nous avons vu au travers de l’étude de ses apports, contraintes et dangers que l’usage raisonné de l’écran interactif était un très bon facilitateur des apprentissages.

Les dangers stigmatisés pour les écrans utilisés à la maison sont caducs pour les usages scolaires. Sur le plan technique, un écran de qualité sans scintillement et réglé de façon à ne pas être aveuglant règle tous les problèmes.

Sur les aspects psychologiques, cela est plus lié aux capacités de l’enseignant qu’à celles du matériel. Le bon usage de l’écran interactif permet même de renforcer les qualités pédagogiques de l’enseignant.

J’espère que cet article vous permettra d’interroger vos pratiques pour être toujours plus efficaces avec vos élèves, tout en vous permettant de répondre aux craintes des parents. Ces dernières témoignent d’une légitime inquiétude, mais souvent, elles résultent d’une information partielle, voire biaisée.

Bibliographie :

Sur le même sujet :

https://www.tableauxinteractifs.fr/pedagogie-et-tbi/oubliez-a-priori-concernant-outils-numeriques-en-enseignement

https://www.tableauxinteractifs.fr/enseignement/apports/faut-il-interdire-lecran-interactif-a-lecole

https://www.tableauxinteractifs.fr/pedagogie-et-tbi/le-materiel-indispensable-pour-une-salle-de-classe-connectee

https://www.tableauxinteractifs.fr/equipement/choisir-son-ecran-interactif/la-technologie-utilisees-par-lecran-interactif

[1] Cf. Biblio 6.

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  1. Bonjour, Professeur des écoles en maternelle je souhaite demander en investissement un écran tactile interactif pour ma classe et toute l’école. J’aurais besoin d’un devis à proposer à la mairie.
    Après quelques lectures sur internet, je pense qu’un écran correspond mieux à nos attentes qu’un TNI ou un VNI mais peut-être pourrez-vous me le confirmer ou pas?
    Notre écran doit être suffisamment grand pour remplacer un tableau blanc.
    Il doit pouvoir être sur un support très stable (utilisation par les jeunes enfants dans la classe) , sur roulettes pour être déplacé dans les classes, sur support réglable en hauteur pour être adapté à la taille des élèves de la PS à la GS et même assez haut pour remplacer une télé dans un préau.
    Il doit pouvoir être autonome (avec seulement un clé usb contenant ce qu’on veut projeter) sans qu’on soit obligé d’y relier un ordinateur. Il doit pouvoir contenir des haut-parleurs intégrés par exemple. Mais j’aimerais aussi pouvoir y relier mon ordinateur portable si besoin.
    Il doit pouvoir être utilisé dans les classes même quand il y a beaucoup de soleil (contrairement au VNI que nous avons à l’école et qui nécessite de travailler dans un dortoir volets fermés).
    Il doit pouvoir être utilisé avec le doigt par les enfants… donc une surface peut-être mate plutôt que brillante?
    Je voudrais l’utiliser en créant moi-même mes exercices et aussi utiliser des jeux à disposition des enseignants sur internet et je ne sais pas s’il y a des différences entre les matériels que vous proposez, si on est contraint d’utiliser un seul logiciel précis fourni avec l’appareil ou pas?
    Enfin, si nous pouvons privilégier du matériel et logiciels français, ce serait mieux.
    Avez-vous des configurations à nous proposer avec les prix pour que nous puissions faire notre demande d’investissement (à renvoyer impérativement avant le 1er septembre en mairie)?
    Je vous remercie
    Ghislaine FAVIER

    1. Bonjour Ghislaine

      Je vois que vous avez lu avec attention nos dossiers.

      Effectivement, l’écran interactif est aujourd’hui le meilleur choix possible pour l’enseignement pour toutes les qualités que vous avez souligné.

      Les différences entre les différents modèles concernent l’ergonomie, le logiciel livré avec l’écran… Toutes les solutions sont adaptées à un travail en classe, ce qui pourra orienter votre choix sont les solutions adoptées par les collègues d’autres établissements avec qui vous travaillez (commune, circonscription, correspondants…). Il existe cependant des passerelles permettant de convertir de façon plus ou moins respectueuse les documents.

      Vous pouvez utiliser le logiciel de votre choix, même si un logiciel est fourni avec le matériel.

      http://www4.ac-nancy-metz.fr/tice57/spip.php?article179 Open Board et Open Sankore sont des logiciels français gratuits pour l’enseignement. Vous pouvez les utiliser quelque soit la marque de votre équipement.

      La surface de l’écran doit être finement dépolie pour que les doigts glissent facilement dessus. Ce n’est pas comme avec les tableuax interactifs utilisés avec des vidéoprojecteurs où la surface doit être mate pour éviter le point chaud du projecteur.

      Un écran interactif peut s’utiliser avec les volets ouverts. Évitez juste le soleil direct sur sa surface.

      La plupart des écrans comprennent un ordinateur Android intégré permettant de lire le contenu de la clef USB et bien sûr, tous possèdent une ou plusieurs entrées pour brancher un ordinateur.

      Ils sont aussi des enceintes incorporées, suffisamment puissantes et qualitative pour ne pas nécessité d’autres système de sonorisation (ce qui n’est pas le cas des VNI dont la puissance et la qualité son limités par le rsique de vibration qui pourrait endommager la lampe).

      Bien cordialement

  1. Bonjour,
    Nous projetons actuellement sur un grand mur blanc pour nos réunions et je recherche une solution intelligente pour nous permettre d’être plus interactif et connecté.

    1. Bonjour

      Il existe plusieurs possibilités pour répondre à votre besoin.
      Le plus économique serait d’ajouter une barre Mimio sur la gauche de votre mur de projection, ce qui vous permettrait de commander la projection avec le stylet.
      Cela n’est valable que si le mur est bien lisse et vous n’aurez la possibilité de travailler qu’avec un seul stylet.

      Vous pouvez utiliser un tableau interactif. Dans ce cas, il vous faudra a minima acheter un tableau que vous fixerez au mur. l’idéal est que le projecteur soit lui fixé au plafond pour que les éléments restent fixes entre eux. La plupart des tableaux interactifs permettent l’utilisation du doigt et/ou du stylet et sont multiutilisateurs.

      Je ne vous conseille pas le vidéoprojecteur interactif car il sera comparable à la solution Mimio pour un coût bien supérieur.

      L’idéal dans votre cas serait d’utiliser un écran interactif. Vous aurez ainsi une surface d’affichage optimisée, la possibilité d’intervenir à plusieurs, une mise en route instantanée, pas le bruit de la ventilation du projecteur, la possibilité de régler facilement en hauteur le dispositif et c’est le seul système qui permet de façon pratique une mobilité s’il est fixé sur un pied à roulette.

      Cette solution vous évite de plus les inconvénients de la calibration qui doit se faire à chaque fois qu’un élément change. L’écran interactif est donc toujours immédiatement opérationnel.

      Les solutions logicielles voire l’électronique emparquée dans ces écrans permettent en outre de collaborer en permettant l’intervention depuis des tablettes ou smartphones, voire à distance.

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