Le combat des Titans américains concerne-t-il le domaine des écrans interactifs ?

google vs microsoft

Google et Microsoft sont des géants américains de l’informatique. Le premier est issu du domaine du contenu et le second du logiciel. Ils se retrouvent aujourd’hui au face-à-face sur de nombreux domaines au-delà de leurs terrains de départ.

Le championnat mondial

Google domine les moteurs de recherche, loin devant le challenger, Bing de Microsoft. C’est un peu logique dans la mesure où c’est l’activité première de Google.

Dans le domaine du matériel, Microsoft s’est fait le champion des ordinateurs tactiles, Google lui a développé des ordinateurs économiques fonctionnant autour des outils de Google et seulement des outils de Google.

Cette démarche peut sembler surprenante, mais c’est en fait la logique des smartphones et tablettes adaptée aux ordinateurs. Apple et Microsoft suivent d’ailleurs cette voie avec leurs « stores », mais tout en conservant les systèmes traditionnels d’installation.

Le championnat met donc désormais en scène deux combattants super lourds. Chacun a adopté une tactique un peu différente. Google est complètement assujetti au modèle cloud avec des applications en ligne. Microsoft pour sa part reste plus traditionnel en proposant une stratégie hybride s’appuyant aussi bien sur des logiciels que sur des applications en ligne.

C’est assez logique si on considère que Google est le créateur d’un système d’exploitation dédié à la mobilité et Microsoft aux ordinateurs, ce dernier ayant abandonné le domaine des smartphones où il n’a pas réussi à s’imposer.

google-vs-microsoft

Le ring

Nous avons choisi le ring des écrans interactifs, car ils remplacent désormais les tableaux interactifs. La musculation du marché des smartphones, tablettes et écrans tactiles permet aux éditeurs de logiciel de mieux prendre en compte les spécificités de l’interface tactile.

C’est donc sur ce ring désormais mature que se déroulera le combat.

Le combat en trois rounds

Le premier round opposera les titans dans la fonction « tableau interactif » avec Jamboard de Google et Microsoft Whiteboard. Cette fonction consiste à construire des représentations en commun. C’est donc l’application la plus proche du domaine des écrans interactifs. http://www.tableauxinteractifs.fr/logiciels-tni/logiciels-enseignement/microsoft-vs-google-applications-dannotation

Le second round mettra en scène les champions Keep de Google et OneNote de Microsoft. Ces applications montreront leurs muscles dans le domaine de la prise et la gestion de notes.

C’est un domaine en évolution dans tous les domaines, de l’enseignement au management. La vogue des assistants vocaux dope les performances de ces applications. http://www.tableauxinteractifs.fr/logiciels-tni/logiciels-enseignement/microsoft-vs-google-outils-notes

Le troisième et dernier round se passera dans les nuages avec l’opposition des fonctions de partage « cloud » de Google et Microsoft, à savoir Google drive et Microsoft OneDrive. L’extrême mobilité a en effet changé la donne et il n’est désormais plus question de rester ancré au sol. Les données sont désormais dématérialisées. Elles sont devenues accessibles en tout point du globe et sur tous les dispositifs. Il est donc logique que les deux champions aient développé des stratégies de conservation, sauvegarde et partage de données. http://www.tableauxinteractifs.fr/logiciels-tni/logiciels-enseignement/microsoft-vs-google-outils-partage

 

round

iObeya

La marque d’écran interactif Easypitch était au salon iObeya user Exchange 2019 du 22/11 dernier en tant que partenaire

Événement mené par iObeya* solution de management visuel autour de la conduite du changement avec la digitalisation des process au sein de groupes de toutes tailles. Ils ont fait appel à des intervenants prestigieux de Thales, Sanofi, Microsoft, Airbus, Crédit Agricole … ainsi qu’à Isaac Getz auteur du livre sur l’entreprise libérée était présent pour documenter en profondeur comment se passe l’adoption des nouvelles méthodes et technologies au niveau des organisations. Les partenaires Écrans interactifs étaient aussi conviés pour faire les démonstrations Hardware et les ateliers.

Qu’est ce que iObeya ?

iObeya est une application fonctionnant en client léger qui permet de “virtualiser “ une salle Obeya * et la rendre accessible et modifiable en temps réel et à distance à partir d’un écran tactile interactif, ordinateur, tablette ou smartphone.

 * Obeya  est le terme japonais pour désigner une salle de surveillance . Traditionnellement pour faire du lean management : il s’agit d’une salle de tableau blanc avec des post it fils marqueurs pour créer des indicateurs visuels de l’état d’avancement d’un projet par exemple …

Ainsi on évite les problème liés au physique : post it qui se décollent en été, espace requis énormes, lisibilité, collaboration à distance…. Enfin iObeya ne se contente pas de reproduire la réalité à l’identique, mais sa solution inclut également des fonctionnalités collaboratives: ces dernières améliorent  l’efficacité et changent les usages au sein d’une organisation.

Cette solution se combine particulièrement bien avec les écrans interactifs, pour les réunions quotidiennes (stand up meeting) pratiquées dans la méthode scrum par exemple, afin de booster la collaboration dans une équipe.

écran interactifsalon iobeya

Une journée iObeya riche avec la transformation digitale et culturelle des entreprises en toile de fond

Intervention de Sanofi & thalès sur la transformation opérée dans leur service avec iObeya

Le début de matinée a été dédiée aux annonces des nouvelles fonctionnalités et du calendrier iOBeya qui axe clairement sa solution sur 4 aspects en particulier : Lean Enterprise, Industry 4.0, Agile@Scale, et Digitale Workplace . Puis des représentants de Sanofi et de Thalès, clients d’iObeya depuis quelques années et partenaires du développement de fonctionnalités iObeya, sont venus détailler de nombreux aspects de la conduite du changement au sein de leurs structures. Ils ont activement contribué à déployer la solution iObeya et les écrans interactifs tactiles, en élargissant la liste des besoins auxquels doit répondre cette dernière. Et s’ils ont commencé sur un seul service, iObeya a rapidement fait ses preuves et d’autres services ont demandé à tester la solution. Aujourd’hui l’adoption  se généralise et s’accélère preuve d’un véritable engouement autour de la solution et des équipements tactile.

iobeya

 

Néanmoins il y a eu quelques difficultés rencontrées dans l’adoption des outils, iObeya & écran interactif. Elles s’effacent dès lors qu’un encadrement ou mini-formation entre collègues est là en accompagnement. Ces conditions permettent de créer de l’inspiration autour de nouveaux usages.* photo de l’intervention de thalès

 

 

Et c’est un franc succès: Les services où ont été implantés iObeya et écrans interactifs ont relevé une optimisation en termes de productivité, espace et collaboration à distance. La combinaison iObeya et écrans interactifs tactiles est tellement pertinente, que les utilisateurs eux même deviennent ambassadeurs iObeya dans les autres services.
Une réussite, d’autant plus que des modules et fonctionnalités spécifiques à leurs besoins ont été développés et ajoutés au catalogue iObeya. Cet enrichissement de la solution se fait en corrélation entre le constructeur de la solution iObeya et ses utilisateurs, répondant à de véritables défis existant dans l’industrie, les services …

* photo Isaac Getz

getz

L’intervention d’Isaac Getz se pose plutôt sur la notion de transformation de la culture d’entreprise.

Il a donc abordé  la transformation culturelle au travers des nouvelles méthodes de management et sur la notion d’entreprise libérée et altruiste.

La responsabilisation, l’autonomie des collaborateurs et surtout leur bien être sont fondamentaux pour la réussite de ce modèle. Au travers de nombreux exemples, Isaac Getz est revenu notamment sur le parcours de Michelin. Michelin qui est passé de l’application de méthodes centrées sur une hiérarchie complexe, trop encadrante et démoralisante pour les salariés, à un management plus souple plus centré sur les collaborateurs et surtout sur la confiance. Ce qui s’est traduit par une productivité accrue et d’excellent résultats économiques.

En soi il n’existe pas de solution toute prête universelle, nous explique Isaac Getz, la question est de redonner du sens à la vie d’une entreprise en permettant l’autonomie de ses salariés dans différents contextes. IObeya et les écrans interactifs sont justement des outils (ou facilitateurs) a utiliser dans ce sens là !   

Les écrans interactifs Easypitch et Microsoft, partenaires iObeya pour appuyer la transformation des usages

 écran interactif

Les écrans interactifs dont Easypitch et Microsoft surface hub 2, ont été mis à disposition du public dans les salles de réceptions et utilisés pour les ateliers iObeya. Une bonne occasion pour les différents convives de poser des questions sur les usages de l’écran tactile, accompagné par les constructeurs et revendeurs ! Une aubaine pour réellement apprécié la complémentarité entre iObeya et écran interactif et tester en avant première la future MAJ.

Chez Easypitch, l’intérêt pour les solutions de visioconférences, les tableaux blancs ainsi que les possibilités offertes par la double interface Android / Ops Windows ne s’est pas démenti. Microsoft Surface Hub est quant à lui plus fermé sur son système opérateur mais mise lui aussi sur des fonctionnalités avancées de messageries/visioconférence en complément du whiteboard et applications approuvées Microsoft telles iObeya.  On est dans une phase d’adoption généralisée des écrans tactiles interactifs par les grands groupes et le monde de l’entreprise globalement. L’intérêt sur les possibilités offertes par les écrans interactifs est de plus en plus ressenti !

Enfin lors des ateliers les invités ont pu voir des utilisations directes et très pratiques des écrans interactifs easypitch notamment dans un contexte  de mise à jour d’un kanban et d’indicateurs via Microsoft Teams !    

Les Perspectives pour l’avenir des outils collaboratifs

iobeya

 

Les perspectives d’avenir des solutions collaboratives sont au beau fixe ! IObeya annonce un renforcement de ses intégrations (avec Jira par exemple), ils sont sur le point de lancer une intégration sur Microsoft Team (en partenariat avec Microsoft ) et viennent notamment de se faire certifier pour le niveau de conformité de protection des données.

 

 

Ce qui se dessine pour l’avenir des solutions “softwares” c’est le regroupement, plutôt avoir un seul endroit d’ “entrée” pour accéder à toutes les fonctionnalités. ( c’est l’ambition de Teams )
Pour les écrans interactifs en entreprise la perspective de la possibilité de travailler en direct sur l’écran, fonctionnalité d’annotation entre autre, est de plus en plus combinée / consolidée avec les solutions de visioconférence voir messageries d’entreprises (Teams , Slack…). Ces dernières qui par ailleurs se perfectionnent notamment grâce à l’utilisation d’I.A.

En conclusion les besoins en solutions collaboratives sont grandissants autant du côté des solutions logicielles que du Hardware soit les écrans interactifs. Et cela va de pair avec une transformation numérique qui s’accélère au sein du monde de l’entreprise ! Sans oublier que le changement doit aussi affecter la culture de l’entreprise.

Pour en savoir plus voir le dossier de notre partenaire à ce sujet :

https://www.ecran-interactif.net/informations/pour-collaborer/solutions-de-collaboration-visuelle-professionnelles-avec-ecran-interactif/iobeya-utilisation-avantages-limites

Sur le même sujet :

transformation digitale

2019, un besoin de transformation numérique toujours plus présent

En s’appuyant sur une des dernière Étude réalisée par IPSOS / février 2019 ( Cible : dirigeants et décisionnaires d’entreprises prenant part à la transformation digitale Échantillon de 600 répondants : 450 interviews d’entreprises de 20 à 4999 salariés et 150 ETI ) On s’aperçoit que le numérique est majoritairement perçu comme une vraie opportunité de développement 77 % des répondants en 2019 contre 74% en 2017, voir une obligation dans le futur pour 25 % de l’échantillon. Et pour les 32 % qui arrivent à maturité digitale, selon l’enquête, ils attribuent 25 % de leur croissance annuelle à la transformation Digitale / Numérique seule.  Enfin l’enquête considère que les entreprises ayant entamé leur transformation digitale ont x 2,2 « fois plus de chance » d’être en croissance que les autres pour l’année prochaine.

Le numérique aide à la fois comme interface avec les clients, mais change aussi les habitudes de  l’intérieur de l’entreprise. Le plus efficace étant un mélange de physique et de digitale autrement dit une stratégie phydigitale.

Une transformation technologique & matérielle avec les solutions interactives

Techniquement parlant, c’est en majorité le domaine des communications qui s’est amélioré avec le numérique, que ça soit pour les utilisateurs (mails, chat bots, messageries instantanée, procédure de SAV simplifié), de l’entreprise vers les utilisateurs (newsletters, campagne d’envoi de mails automatisée (marketing automation), réseaux sociaux …)  ou en interne de l’entreprise ( chats d’entreprise type Slack ou Teams , Visioconférence, télétravail …).

evolution support Les supports évoluent eux aussi,  les équipements dans les magasins physiques par exemple. Ils peuvent s’équiper en  écrans interactifs que ce soit sous forme de bornes ou en tant que tel pour proposer une interaction supplémentaire aux clients (une expérience immersive avec connection de  smartphone…) L’expérience e-shop ne se fait plus uniquement à distance.

L’équipement change aussi à l’intérieur des entreprises, en effet:

Dans le cadre de réunion ou la gestion de projet avec des acteurs distants, les besoins en équipement des salles en matériels spécifiques à la collaboration  ( comme des caméras grand angle, micro, écrans interactifs, dongle ….) sont nécessaires pour une amélioration de l’efficacité, mais aussi de l’investissement des collaborateurs. Car l’interactivité, et la collaboration sont considérées comme parmi les facteurs les plus importants de réussite des réunions (par 42 % des cadres interrogés par cadreo en 2017 ) Et c’est plus facilement amené lorsqu’on arrive à attirer l’attention de tout le monde sur un seul et même support interactif, tel un écran interactif.

D’autant plus si les devices des collaborateurs sont utilisés pour interagir avec l’écran interactif plutôt que de servir de sources de distractions. Enfin C’est aussi beaucoup simple de partager des ressources de cette manière (tableau blanc partagés, cloud etc…) ecran interactif

Les supports ont donc une incidence directe sur les nouveaux usages numériques qui accompagne une transition digitale réussie.

Pour en savoir plus sur la collaboration à distance et l’équipement de salles de réunion avec des écrans interactifs de notre partenaire écran-interactif.net  suivez ce lien https://www.ecran-interactif.net/informations/pour-collaborer/la-collaboration-a-distance-avec-les-ecrans-interactifs

Au-delà, une transformation 360 des process & le combo solutions interactives /logicielles

S’il est incontestable que la mise en place de supports technologique améliore l’expérience digitale en entreprise, ça ne prend qu’avec les bonnes solutions logicielles…. et la bonne attitude vis à vis de la transformation.

Dans les principaux freins à une transition digitale,  même si ceux-ci sont moins forts qu’en 2017, on retrouve le manque de temps dédié à sa mise en place ( 57 % ), Le coût de l’investissement , La complexité de la mise en œuvre  39%  ou encore le manque de formation à 36 % . Enfin il est à noter que la transformation digitale atteint surtout les secteurs It, le marketing et  la communication lorsque les autres départements d’une entreprise sont plus souvent délaissés.

Ces mesures indiquent le besoin d’approche simple, ergonomique,  d’outils adaptés et d’une communication efficace.

management visuel

Ors déjà facteur d’efficacité, la mise en place de management visuel fait partie des solutions les plus simples de collaboration, mise en place de process, entre département approchables physiquement. Et justement des solutions logicielle de collaborations visuelles permettent de virtualiser ces pratiques les rendant accessibles à distance et en temps réel ! Plus que ça, ces solutions permettent à chaque département d’être autonome avec cette boîte à outils + un cloud & de se l’approprier pour ses propres besoins . La relation avec la DI est plus simple, plus besoins de gestion d’autorisation une fois en place. Ce qui peut être utilisé pour beaucoup d’usages différents inter-département, de la chaîne de production pour le lean manufacturing , l’industrie 4.0 , le coworking , l’entreprise 4.0 … Le tableaux blanc partagé et la transposition d’outils réels en virtuel (comme les post-it…) se démocratisent, permettant la mise en place de bonnes pratiques et plus que ça transforment les usages au sein de l’entreprise.

Il existe donc un grand marché de ces solutions dont le fonctionnement est pensé pour les écrans tactiles géants ( en salle de réunion , sur chaîne de production … )

post it sur écran interactif

Pour en savoir plus et consulter un dossier comparatif complet sur les solutions de collaboration visuelle professionnelles avec l’écran interactif de notre partenaire écran-interactif.net   suivez ce lien

https://www.ecran-interactif.net/informations/pour-collaborer/solutions-de-collaboration-visuelle-professionnelles-avec-ecran-interactif

Lier technologie & humain, la clé de la réussite

En définitive, la transition digitale n’est effective, non seulement, lorsque vous mettez vos clients au cœur de votre stratégie numérique, mais aussi vos collaborateurs !  73 % des entreprises de l’étude ont une équipe dédiée à la transition numérique cependant seules 33 % de ces dernières indiquent qu’il y a des interactions de cette équipe avec d’autres services de l’entreprise. C’est ce sur quoi les entreprise doivent maintenant mettre leur efforts afin d’asseoir les usages numériques au sein de leur structures dans leur globalité.

Pour cela il existe beaucoup d’outils, de logiciels de technologies dont la prise en main est impérativement la plus intuitive possible afin d’être autonome rapidement. Enfin les collaborateurs doivent être accompagnés et formés efficacement pour qu’ils puissent s’approprier la culture digitale et en être les ambassadeurs convaincus.

Différents organismes permettent d’obtenir des données sur l’équipement informatique des établissements scolaires. Nous avons compilé pour cette étude, des données de Futuresource, de l’OCDE et des statistiques issues de différents ministères nationaux, dont celui de la France.

évolution TBI

Évolution du marché des tableaux interactifs

Après une forte croissance dans l’univers scolaire jusqu’à fin 2010, la progression des tableaux interactifs a subi une décroissance. Celle-ci a très exactement été compensée par la progression de la diffusion des tableaux interactifs dans le monde de l’entreprise, autour d’un marché de l’ordre de 500 millions d’Euros annuels.

répartition vente TBI

Cette évolution masque des disparités énormes entre les pays. Si quelques pays sont en cours d’installation d’un second équipement, voire plus dans les salles de classe, d’autres n’ont qu’un équipement partiel, voire anecdotique.

taux équipement classes en TBI

Le taux d’équipement indiqué par les statistiques comporte de nombreux biais. Certaines sources indiquent des chiffres constructeurs. Ces derniers peuvent être surévalués, notamment quand l’importateur déclare ses entrées en stock et non ses ventes réelles, ou s’il ne fait pas toujours la distinction entre les ventes éducation des ventes entreprise (tendance à déclarer deux fois les mêmes ventes). Dans les statistiques des ministères, il y a également des biais. Notamment, car les enquêtes nationales ne prennent pas toujours en compte spécifiquement les tableaux et écrans interactifs.

La dernière disparité est ce que l’on place derrière la mention de « classe équipée ». En France, par exemple, de nombreux équipements mobiles d’une classe à l’autre ont été déclarés comme un équipement du nombre total de classes de l’école. Ceci fausse les statistiques. Plus grave, il s’avère que l’usage partagé d’un équipement de ce type en enlève tout l’intérêt, car l’écran interactif est le tableau de la classe, ne l’avoir qu’à certain moment fait que rapidement, plus personne ne l’utilise ou, qu’au mieux, un seul enseignant se l’approprie. Nous avons donc pris comme base, le nombre d’équipements et non pas le nombre de classes potentiellement équipées…

Lorsqu’une école d’Amérique du Nord ou du Royaume-Uni était équipée, cela comportait un tableau interactif, un projecteur sur potence permettant le réglage en hauteur de l’équipement, un système de sonorisation, un visualiseur permettant d’afficher en direct n’importe quel document sur l’écran, des boîtiers de réponse permettant de recueillir des informations en direct des élèves. Dans d’autres pays, une surface de projection et un vidéoprojecteur parfois posé sur une table sont considérés comme un équipement de classe. Outre les dangers de ces équipements ; risque de chute du vidéoprojecteur, câbles qui traînent, chaleur et bruit du vidéoprojecteur au niveau de la tête des élèves, point chaud lumineux quand la projection n’a pas lieu sur une surface adaptée (ce qui est malheureusement la situation la plus fréquente), il faut déplorer des freins à l’usage, comme la nécessité de recalibrage, l’impossibilité de régler la hauteur de l’image projetée sans devoir tout reconfigurer et bien souvent une ergonomie très en retrait (un seul stylet utilisable), alors que la plupart des équipements avancés sont multitouch et utilisables au doigt. Une élève en 5ème témoigne de son expérience avec le tbi et vidéoprojecteur en classe : http://www.tableauxinteractifs.fr/temoignages/mon-experience-en-tant-queleve-avec-tbi-et-le-videoprojecteur-milieu-scolaire

En France, le plan ENR lancé en 2009 avait un cahier des charges bien conçu. Ce dernier a permis l’arrivée des premiers projecteurs sur potence (ce qui était une obligation au Royaume-Uni n’était jamais arrivé dans les classes françaises. Il recommandait également un système de réglage en hauteur, un logiciel de gestion de classe, offrait un pack de ressources et incluait une formation. Malheureusement, ce dispositif idéal a été interprété de façon minimaliste et si le progrès dans la qualité des équipements a été sensible, il a été très en retrait de ce qui aurait été possible si le cahier des charges initial avait été respecté.

On remarquera donc que le taux d’équipement de la France est assez bas, même si les enquêtes les plus optimistes lui permettraient de gagner une ou deux places sur le podium. Certaines statistiques font état d’une classe sur trois équipées, il n’est qu’à faire un tour dans les établissements français pour se rendre compte que c’est totalement irréaliste.

L’écran qui cache la forêt française

Les données statistiques permettent de remarquer l’émergence de nouveaux types de matériels. Au début de la décennie, seuls les tableaux interactifs étaient vendus. Dans quelques pays, dont la France, les dispositifs mobiles interactifs et les vidéoprojecteurs interactifs ont permis de remonter le niveau d’équipement des écoles, au prix d’une perte d’ergonomie et de qualité d’utilisation.

En analysant les appels d’offres en France sur 10 ans, on se rend compte que si la majorité des appels d’offres parlent de « tableaux interactifs », de TNI et/ou de TBI, il faut en fait regarder les résultats des appels d’offres pour se rendre compte que bien souvent ce sont des vidéoprojecteurs interactifs qui sont vendus. De plus, la plupart des appels d’offres entre 2015 et 2018 font référence explicitement aux VPI [vidéoprojecteurs interactifs].

répartition équipement TBI

Les écrans interactifs sont une solution bien plus pratique que les tableaux interactifs, même haut de gamme et sans commune mesure avec les dispositifs mobiles et les vidéoprojecteurs interactifs. Il est donc normal que cette technologie soit en forte progression et tende à remplacer les anciennes. Cela peut se remarquer à l’évolution des catalogues des fabricants. Les VPI sont quasiment abandonnés, les DMI qui n’ont jamais représenté plus d’un pour cent des ventes ne progressent pas et les modèles de tableaux interactifs se limitent à un ou deux modèles alors que les écrans représentent de nombreux modèles dans les gammes.

De plus d’une centaine de fabricants de tableaux interactifs, il n’en reste plus qu’une demi-douzaine. En revanche, de nouveaux acteurs entrent dans le marché des écrans interactifs, notamment les sociétés qui produisaient les dalles pour les téléviseurs.

Évolution de la classe interactive

Lançons-nous maintenant dans un peu de prospective.

L’évolution du marché des surfaces d’affichages interactives démontre que l’écran interactif représente l’avenir de la classe. Les équipements des premiers pays équipés en tableaux interactifs sont en cours de renouvellement pour ce type d’équipement. Le marché qui s’était tassé au milieu de la décennie reprend de la vigueur du fait des améliorations offertes par les écrans interactifs et par la nécessité de remplacer les anciens équipements qui atteignent une dizaine d’années d’usage.

Le développement pour le grand public de dalles de télévision de plus en plus grande permet de baisser drastiquement les coûts des grandes surfaces d’affichage, ce qui va dans le sens d’un équipement plus large des écoles avec ces technologies. De plus, ces matériels étant moins complexes à installer et à positionner, ils deviennent utilisables dans des lieux où les tableaux interactifs étaient difficiles à placer.

La généralisation des tablettes au détriment des ordinateurs rend encore plus faciles les interactions entre les écrans interactifs et les outils individuels.

evolution outils individuelss

L’écran interactif tend à devenir le point central de la classe. Associé à un ordinateur [fixe ou portable], il permet de gérer l’historique des activités, de présenter tous les documents possibles, remplaçant en cela tous les équipements multimédias dont les lecteurs de CD et DVD ou les appareils plus antiques comme les projecteurs de diapositives, de films, les épidiascopes et les rétroprojecteurs. Il permet aussi de limiter l’acquisition de référentiels en grand format [cartes de géographie ou d’histoire, par exemple].

Les possibilités de communication des écrans interactifs avec les outils mobiles permettent de remplacer les boîtiers de réponse en apportant une plus grande flexibilité et de nouvelles fonctionnalités [dessin, intervention à distance sur l’image affichée, possibilité d’envoyer des photos ou des vidéos…].

Le marché mondial est donc très largement tourné vers l’association d’écrans interactifs avec des tablettes individuelles. En France se dessine la même évolution. Le marché des tablettes est assez dynamique, notamment grâce aux marchés des collectivités en charge du secondaire. Les avantages à long terme des écrans interactifs font que les collectivités consentent plus volontiers à une dépense d’acquisition supérieure pour accéder à un coût final d’utilisation bien inférieur aux anciennes solutions.

ecran-interactif-utilisation