La salle de classe du futur sera à l’image de la salle de classe de 2018

Le festival annuel I/O de Google a été l’occasion pour la firme de Montain View de dévoiler le logiciel de réalité virtuelle pour la classe nommé « Tour Creator » pour la création et le partage d’expériences.L’image qu’on se fait d’une salle de classe du futur nous renvoie à des images de films futuristes dans lesquelles les élèves sont tous affublés d’un casque de réalité virtuelle et dont les cours sont dispensés par des professeurs holographiques. Les grandes entreprises mettent d’ores et déjà l’accent sur la sortie de produits qui intègrent la réalité virtuelle et augmentée, poussant ainsi la jeune génération vers cette vision futuriste de la salle de classe.salle-de-classe-futur

Elles sont d’autant plus motivées à poursuivre, connaissant bien le domaine de la conception du matériel. On ne s’attardera pas encore sur les professeurs holographiques pour deux raisons : aucun projet sérieux n’est encore acté dessus et les interactions virtuelles avec des personnalités programmées à l’aide d’algorithmes ne peuvent remplacer les interactions humaines pures que l’expérience en classe favorise naturellement.

La meilleure manière d’apprendre sera toujours l’engagement direct avec nos pairs et en interagissant avec de grands éducateurs. Les grandes écoles auront toutefois à repenser et le contenu de l’enseignement et la manière d’enseigner. Utilisée correctement, la technologie peut et devrait jouer un rôle important dans l’amélioration de l’expérience d’apprentissage des élèves.

L’apprentissage deviendra plus interactif

Parler d’apprentissage interactif n’implique pas forcément une pédagogie régie par la réalité virtuelle ou augmentée. Cela signifie créer plus de points de contacts entre les élèves et le matériel didactique, d’autant plus que les enseignants cherchent depuis des décennies des moyens concrets de rendre l’expérience en classe plus dynamique. On pense notamment au concept de classe inversée ainsi qu’à l’encouragement de la collaboration entre pairs et le travail de groupe. Grâce à l’intégration des multimédias de base – comme les vidéos et les évaluations en ligne ou les jeux-questionnaires – dans le matériel de classe, les enseignants peuvent créer une expérience éducative personnalisée et dynamique pour chaque étudiant sans devoir intégrer du matériel coûteux et rapidement désuet. La salle de classe peut être un espace véritablement interactif, peu importe le sujet ou la taille de la classe, une fois qu’on sera en mesure de répondre adéquatement aux habitudes et aux besoins numériques des élèves.

Apprendre à refléter la vie des élèves à l’extérieur de la salle de classe

La génération d’aujourd’hui est née dans un monde digital caractérisé par un flux sans fin d’informations numériques, alors qu’en classe, on commence seulement à exploiter les possibilités. Dans les salles de classe, les enseignants adoptent de plus en plus la technologie, encouragés par leurs approches novatrices. Avec des outils technologiques comme les écrans interactifs et les différentes fonctionnalités dont ils sont équipés, les étudiants peuvent participer activement, ouvertement ou anonymement, en fonction de leur niveau de confort, sans se sentir poussés à s’exprimer directement.

Les enseignants ne pourront jamais être remplacés définitivement par les outils d’intelligence artificielle, bien qu’ils peuvent être d’une aide très appréciable. En effet, comme ils peuvent prendre en charge les tâches non prioritaires, les enseignants peuvent mettre à profit leur temps pour s’engager directement auprès des élèves pour se concentrer sur des activités plus sérieuses.

L’apprentissage deviendra une activité permanente

Tout au long de leurs études, les jeunes sont sensibilisés et préparés à entrer très tôt sur le marché du travail, en vue d’un sérieux retour sur investissement. Il faut cependant considérer le fait qu’une grande majorité des emplois qui existeront en 2030 n’existent pas encore à ce jour. Il sera essentiel de continuer à s’assurer que les étudiants acquièrent des compétences pratiques, adaptables et transférables. En résumé, qu’ils apprennent à apprendre de la bonne manière.

Tous les étudiants diplômés auront encore à renforcer plusieurs fois leurs capacités et compétences professionnelles au cours de leur carrière. Dans ce sens, il est important qu’à l’université, ils acquièrent les compétences techniques nécessaires en plus de la pensée critique afin de s’adapter à une main d’œuvre en constante évolution.

En fin de compte, les produits de hautes technologies n’aident pas vraiment les élèves à résoudre leurs problèmes les plus fondamentaux. Avec la valeur de leurs investissements pour les études, ils doivent s’assurer d’obtenir une valeur pratique et acquérir des compétences qui continueront à leur être utiles tout au long de leur vie et de leur carrière. Les applications pratiques de la technologie sont un pas dans la bonne direction – les appareils « futuristes » en classe sont, à ce stade, des solutions à la recherche d’un problème.

Commenter ou poser une question à l'auteur de l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

44 + = 48

  1. Je suis enseignante dans un ITEP. Nous accueillons des enfants avec des troubles du comportement. Nos salles ne sont pas bien équipées (1 ordinateur fixe par classe). L’équipe pédagogique aimerait beaucoup pouvoir être équipé en TBI mais nous nous interrogeons sur les financements. Quelle fondation ou autre financeur pourraient prendre les frais d’un tel projet ? Comment faire cette demande de financement ?

    1. Bonjour Madame Hébert

      La plupart des ITEP sont sous un statut privé. Ils sont financés par l’assurance maladie et l’éducation nationale et souvent les collectivités territoriales, notamment les conseils départementaux.
      La partie assurance maladie peut être mobilisée autour d’un projet de motricité, rééducation…
      La partie éducation nationale peut être demandée auprès du rectorat (Mission TICE) pour ce qui concerne l’enseignement, mais c’est plus exceptionnel.
      Les collectivités territoriales aient souvent. Par exemple, la Corrèze a équipé ses ITEP et autres centres relevant de l’ASH en tableaux interactifs. Vous pouvez vous rapprocher de votre collectivité de référence pour tâter le terrain.
      La difficulté est que si vous êtes une structure privée (même à but non lucratif) est qu’il vous faudra convaincre et donc constituer un dossier expliquant les bénéfices attendus des dispositifs.
      Ces équipements sont très efficaces dans de nombreux troubles, comme l’autisme, les troubles de l’attention et de nombreuses pathologies qui relèvent de l’ITEP.
      Comme les groupes sont relativement peu nombreux, un écran interactif de 65 pouces devrait suffire. Il est suffisamment grand pour faciliter la motricité fine et sa taille plus modeste nécessitera un budget moins conséquent. De plus, un modèle beaucoup plus grand (80 pouces, par exemple), risque de s’avérer trop grand pour des utilisateurs ayant des difficultés motrices ou d’attention, car l’utilisateur peut avoir plus de mal à intégrer la totalité du contenu affiché si c’est trop grand.
      Je vous conseille un écran interactif, plutôt qu’un système à vidéoprojecteur, car c’est silencieux et moins fragile, tout en étant plus facile à utiliser (pas de calibrage, plus facile à déplacer si souhaité, meilleure lisibilité, pas de dégagement de chaleur, pas d’ombre portée…). C’est un peu plus cher à l’achat, mais en budget de fonctionnement, c’est rapidement amorti (pas de lampe à changer, consommation électrique moindre). Par ailleurs, comme c’est plus rapide et simple à mettre en œuvre, on constate qu’on l’utilise encore plus, car on hésite parfois à mettre en fonction un système avec vidéoprojecteur pour une utilisation brève.

      Bien cordialement,

  1. pouvez-vous m’aider a realiser mon projet de tablette educative a base de vos logiciel mais avec notre propre programme scolaire tchadien?

    1. Bonjour

      Kahoot peut être utilisé pour réaliser des questionnaires sur n’importe quel sujet. Vous pouvez donc l’adapter à votre programme scolaire.

      Je ne pense pas qu’il existe un site de mutualisation de questions pour Kahoot adapté au Tchad, mais peut-être pouvez-vous prendre cette initiative avec certains de vos collègues.

      Bien cordialement,

  1. Bonjour,
    J’ai un *.flipchart sous ActivInspire que je voudrais partager avec les parents de mes élèves. Comment faire avec ClassFlow ?

    1. Bonjour

      La première étape est d’importer le document ActivInspire dans ClassFlow.
      Ensuite vous partagez le document en envoyant l’URL à vos élèves (rajouter /student à l’URL).
      Pour les parents plus spécifiquement, la démarche la plus simple me semble de convertir le document en PDF, cela facilitera la lecture par les parents qui ne sont peut être pas familiarisés avec ClassFlow.

      Bien cordialement

  1. Bonjour, Professeur des écoles en maternelle je souhaite demander en investissement un écran tactile interactif pour ma classe et toute l’école. J’aurais besoin d’un devis à proposer à la mairie.
    Après quelques lectures sur internet, je pense qu’un écran correspond mieux à nos attentes qu’un TNI ou un VNI mais peut-être pourrez-vous me le confirmer ou pas?
    Notre écran doit être suffisamment grand pour remplacer un tableau blanc.
    Il doit pouvoir être sur un support très stable (utilisation par les jeunes enfants dans la classe) , sur roulettes pour être déplacé dans les classes, sur support réglable en hauteur pour être adapté à la taille des élèves de la PS à la GS et même assez haut pour remplacer une télé dans un préau.
    Il doit pouvoir être autonome (avec seulement un clé usb contenant ce qu’on veut projeter) sans qu’on soit obligé d’y relier un ordinateur. Il doit pouvoir contenir des haut-parleurs intégrés par exemple. Mais j’aimerais aussi pouvoir y relier mon ordinateur portable si besoin.
    Il doit pouvoir être utilisé dans les classes même quand il y a beaucoup de soleil (contrairement au VNI que nous avons à l’école et qui nécessite de travailler dans un dortoir volets fermés).
    Il doit pouvoir être utilisé avec le doigt par les enfants… donc une surface peut-être mate plutôt que brillante?
    Je voudrais l’utiliser en créant moi-même mes exercices et aussi utiliser des jeux à disposition des enseignants sur internet et je ne sais pas s’il y a des différences entre les matériels que vous proposez, si on est contraint d’utiliser un seul logiciel précis fourni avec l’appareil ou pas?
    Enfin, si nous pouvons privilégier du matériel et logiciels français, ce serait mieux.
    Avez-vous des configurations à nous proposer avec les prix pour que nous puissions faire notre demande d’investissement (à renvoyer impérativement avant le 1er septembre en mairie)?
    Je vous remercie
    Ghislaine FAVIER

    1. Bonjour Ghislaine

      Je vois que vous avez lu avec attention nos dossiers.

      Effectivement, l’écran interactif est aujourd’hui le meilleur choix possible pour l’enseignement pour toutes les qualités que vous avez souligné.

      Les différences entre les différents modèles concernent l’ergonomie, le logiciel livré avec l’écran… Toutes les solutions sont adaptées à un travail en classe, ce qui pourra orienter votre choix sont les solutions adoptées par les collègues d’autres établissements avec qui vous travaillez (commune, circonscription, correspondants…). Il existe cependant des passerelles permettant de convertir de façon plus ou moins respectueuse les documents.

      Vous pouvez utiliser le logiciel de votre choix, même si un logiciel est fourni avec le matériel.

      http://www4.ac-nancy-metz.fr/tice57/spip.php?article179 Open Board et Open Sankore sont des logiciels français gratuits pour l’enseignement. Vous pouvez les utiliser quelque soit la marque de votre équipement.

      La surface de l’écran doit être finement dépolie pour que les doigts glissent facilement dessus. Ce n’est pas comme avec les tableuax interactifs utilisés avec des vidéoprojecteurs où la surface doit être mate pour éviter le point chaud du projecteur.

      Un écran interactif peut s’utiliser avec les volets ouverts. Évitez juste le soleil direct sur sa surface.

      La plupart des écrans comprennent un ordinateur Android intégré permettant de lire le contenu de la clef USB et bien sûr, tous possèdent une ou plusieurs entrées pour brancher un ordinateur.

      Ils sont aussi des enceintes incorporées, suffisamment puissantes et qualitative pour ne pas nécessité d’autres système de sonorisation (ce qui n’est pas le cas des VNI dont la puissance et la qualité son limités par le rsique de vibration qui pourrait endommager la lampe).

      Bien cordialement

  1. Réaliser des traçages graphiques sur feuilles avec instruments de traçage.Merci

    Bonjour Lahoucine

    Le site étant dédié aux tableaux et écran interactifs, je vous répondrai selon cette optique.

    1) La feuille, cela peut être le fond d’écran. On peut utiliser un fond quadrillé, millimétré ou de structure plus complexe. Certains de ces éléments sont inclus dans la galerie des logiciels d’écrans interactifs, mais vous pouvez réaliser les vôtres en les dessinant ou en scannant des supports papiers existants. Dans le logiciel ActivInspire il y a un module permettant de réaliser ses quadrillages sur mesure.

    2) Les logiciels d’écran interactif comprennent en général des outils de traçage, règle, équerre, rapporteur, compas… Activinspire comporte ces outils. Si votre logiciel n’en est pas pourvu, vous pouvez utiliser des utilitaires comme instrumenpoche (https://instrumenpoche.sesamath.net/).

    La question de l’échelle est intéressante à envisager. L’image sur l’écran interactif n’est pas à la même taille que les éléments sur papier ou sur un écran d’ordinateur. Il peut être difficile de comprendre qu’un segment de droite de 5 cm fait 30 cm sur le tableau. Mais cela n’est pas spécifique aux écrans interactifs. Avec un tableau blanc traditionnel, l’enseignant ne traçait pas une figure géométrique à l’échelle 1 car sinon, elle n’aurait pas été visible des élèves depuis leur place…

    1. Le site étant dédié aux tableaux et écran interactifs, je vous répondrai selon cette optique.

      1) La feuille, cela peut être le fond d’écran. On peut utiliser un fond quadrillé, millimétré ou de structure plus complexe. Certains de ces éléments sont inclus dans la galerie des logiciels d’écrans interactifs, mais vous pouvez réaliser les vôtres en les dessinant ou en scannant des supports papiers existants. Dans le logiciel ActivInspire il y a un module permettant de réaliser ses quadrillages sur mesure.

      2) Les logiciels d’écran interactif comprennent en général des outils de traçage, règle, équerre, rapporteur, compas… Activinspire comporte ces outils. Si votre logiciel n’en est pas pourvu, vous pouvez utiliser des utilitaires comme instrumenpoche (https://instrumenpoche.sesamath.net/).

      La question de l’échelle est intéressante à envisager. L’image sur l’écran interactif n’est pas à la même taille que les éléments sur papier ou sur un écran d’ordinateur. Il peut être difficile de comprendre qu’un segment de droite de 5 cm fait 30 cm sur le tableau. Mais cela n’est pas spécifique aux écrans interactifs. Avec un tableau blanc traditionnel, l’enseignant ne traçait pas une figure géométrique à l’échelle 1 car sinon, elle n’aurait pas été visible des élèves depuis leur place…

    1. Bonjour C’est une vaste question.
      1) Les logiciels qui sont faits pour être utilisés avec une souris sont généralement utilisables sur un TBI, par exemple Google Earth, ArtRage et autres..
      2) Le logiciel livré avec votre TBI est en général adapté pour faire la tour de contrôle et être la mémoire de vos activités. Vérifiez sur le site du constructeur.
      3) Des logiciels du type de Microsoft OneNote peuvent être utilisés.

      Vous trouverez sur notre site de nombreux articles sur l’utilisation de ces différents logiciels.

      Vous pouvez préciser votre usage (enseignement, réunions…) et la marque de votre matériel pour nous permettre de vous donner d’autres précisions.

      Bien cordialement

  1. Enseignante en petite section, je souhaiterais avoir un tbi dans ma classe mais pour ce faire je dois monter un projet…Je ne sais pas trop par quel bout le prendre et n’ai pas en tête un projet spécifique.
    Auriez-vous des exemples de projets particuliers sur lesquels je pourrai m’appuyer pour motiver et argumenter ma demande ?
    Avec tous mes remerciements

    1. Bonjour

      Vous trouverez facilement dans un moteur de recherche des exemples d’équipement réussis en maternelle.
      Parmi les arguments que vous pouvez mettre en avant :
      Langage (c’est un outil qui permet de s’interroger, d’interroger, argumenter…).
      Analyse de documents graphiques (lecture d’image), d’albums de littérature jeunesse…
      Motricité fine (possibilité de faire des tracés graphiques de grandes dimensions qui seront ensuite reproduits sur papier en taille plus réduite)
      Création artistique associé avec un logiciel de peinture, c’est très motivant.
      Enrichissement des moments en commun (c’est l’outil idéal pour les rituels et les rassemblements).
      Liste, loin d’être exhaustive.

Présentation de produit

Témoignage d'utilisation