2019, l’année de la réalité augmentée et l’intelligence artificielle

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1 La page d’accueil du site tableaux interactifs.fr en 2007.

Il y a 15 ans naissait le site tableauxinteractifs.fr. Comme sous partie d’un autre domaine au début, mais devant son succès, il devient rapidement un site autonome.
Le pari initial était que les tableaux interactifs allaient, en France aussi, devenir un élément essentiel de la pédagogie en classe.

Le BETT, plus grand salon des nouvelles technologies pour l’éducation dans le monde vient de se terminer.

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2 Le salon BETT de Londres. Vue partielle d’un des deux grands halls du BETT en 2009.

La visite des grands salons comme EducaTice pour la France montre l’intérêt des enseignants et chefs d’établissements qui représentent 63 % des visiteurs. Le reste du public est constitué par les financeurs et responsables informatiques.

Le domaine qui nous concerne, les solutions interactives, a clairement évolué en quinze ans. Les acteurs se sont raréfiés et le tournant vers les écrans interactifs est quasi général.
Avec une dizaine d’années de retard sur la Grande-Bretagne, le salon EducaTice reflète désormais l’intégration de ces outils dans les pratiques. Ils ne sont plus les vedettes, ils sont devenus omniprésents, en quelque sorte, banalisés.

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3 Tablette utilisant la réalité augmentée au Musée d’Orsay (Paris). https://www.musee-orsay.fr/fr/info/mecenat/operation-courbet.html © Jean-Pierre Dalbéra

Parmi les nouvelles vedettes de ces salons, on notera la forte poussée de la réalité virtuelle en immersion. Dans les allées et les stands, on rencontre des porteurs d’étranges lunettes ou des personnes tenant une tablette ou un smartphone sur lequel s’affichent des informations flottant sur un fond d’image réelle. Les scolaires rencontrent déjà ces outils, notamment lors de visites de musées ou de monuments.

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4 Utilisation d’un casque de réalité virtuelle en classe.

Avec l’autre acteur en développement qu’est l’intelligence artificielle, on peut imaginer que dans quelques années, les lieux d’apprentissages se diversifieront, que la rue deviendra un terrain de découverte grâce à la réalité augmentée, parfaitement adaptée à l’utilisateur via l’intelligence artificielle.

En vous souhaitant une nouvelle année pleine de réussite, nous vous invitons à découvrir cette réalisation d’écoles québécoises mettant en œuvre les différents outils de la classe, les écrans interactifs et la réalité augmentée, pour réaliser un parcours artistique dans le parc Frédéric — Back à Montréal.

Campus SAT – Le parc Frédéric-Back et la réalité augmentée from Society for Arts and Technology on Vimeo.

Jusqu’au 7 octobre 2018, les Montréalais et visiteurs de la métropole pourront découvrir un tout nouveau parcours de réalité augmentée dans le parc Frédéric-Back, réalisé par 4 classes de 2 écoles primaires de la CSDM (Saint-Albert-le-Grand et Saint-Jean-de-Matha) accueillant des élèves de milieux défavorisés. Il s’agit d’un projet original de Campus SAT, le volet pédagogique de la Société des arts technologiques, en collaboration avec la TOHU et Une école montréalaise pour tous, qui fusionne conscience environnementale, art technologique, égalité des chances et apprentissage.

À la suite d’un premier atelier donné par TOHU lequel présentait les organismes impliqués, l’artiste Frédéric Back ainsi que l’écologie du parc, les jeunes ont eu l’occasion d’apprendre ce qu’est l’animation image par image lors d’un atelier prodigué par Campus SAT. Ils ont pu ainsi s’inspirer de l’œuvre de Frédéric Back, artiste et cinéaste très reconnu qui a voué sa carrière aux questions environnementales, pour réaliser de courtes animations que le public pourra retrouver en réalité augmentée dans le parc, en téléchargeant l’application sur un téléphone ou une tablette.

Une année 2018 avec ou sans téléphone intelligent(*) ?

Cette année 2018 commence avec l’intention du ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, de bannir les téléphones portables des écoles dès la rentrée 2018.

Une année 2018 avec ou sans téléphone intelligent-01

À ce jeu de permission et de l’interdiction des téléphones portables, un article très intéressant du monde fait le point sur ce qui a cours dans différents pays.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/12/14/l-interdiction-des-telephones-portables-a-l-ecole-fait-aussi-debat-a-l-etranger_5229851_3224.html

A la lecture de cet article, on réalise que faire le choix de  l’autorisation ou de l’interdiction des téléphones portables c’est tomber de Charybde en Scylla (**), l’autorisation et l’interdiction produisent l’un et l’autre leur lots de déceptions…  Certains pays ayant choisi l’interdiction sont revenus dessus et vice versa.

On peut également se poser la question de la pertinence de cette interdiction, quand de l’autre côté on finance des classes avec des ordinateurs portables et des tablettes…

Finalement la tablette fournie par l’établissement va-t-elle être utilisée de façon plus pertinente que la tablette ou le téléphone intelligent de l’élève ?

Que la décision soit prise à haut niveau ou pour chaque cours donné n’aide pas non plus la résolution du problème.

Un professeur de français en seconde à Sainte Croix de Neuilly, affirme lors de la réunion de parents d’élèves ne pas craindre l’utilisation des tablettes ou ordinateurs, dans la mesure où les élèves qui ne sont pas intéressés regardent des vidéos… plutôt que de déranger le cours par leurs bavardages… Mais trois mois après ce même professeur interdit tous les écrans à tous les élèves….

Utilisation compulsive… ludique… pédagogique ?

Les terminaux numériques sont-ils devenus un nouvel opium pour nos enfants et nos adolescents ? Il est vrai que les heures passées devant les écrans n’ont cessé d’augmenter ces dernières années, ainsi que le taux d’équipement… En 2011, 10% des élèves possédaient un téléphone intelligent, ils sont maintenant 80%…

  Ce qui est frustrant, pour le parent, comme pour l’enseignant, c’est de voir un enfant qui est là sans être là, de l’extérieur l’écran est opaque, une forme de trou noir.

       On ne comprend pas, on ne maîtrise pas, alors on interdit… c’est une réponse radicale et efficace.

sel

En attendant le sel…

Cependant l’élève ou l’étudiant trouve lui-même de très nombreuses façons d’utiliser un téléphone portable pour faciliter son travail.

  • recherche d’information
  • support d’apprentissage
  • Suivi de cours supplémentaires
  • […]

Interdire à l’élève d’accéder à son téléphone intelligent, c’est aussi le priver de son moyen d’accès privilégié à la connaissance…

Une tension révélatrice de plusieurs fractures numériques

Nous avons d’un côté la fracture numérique entre les générations, d’un côté les élèves nés après l’an 2000, de l’autre côté les professeurs nés avant 1990.

Au sein d’une même génération de professeurs ou d’élèves, certains se débrouillent plus ou moins avec le numérique, et comme le révèle l’article cité plus haut, ce sont souvent les bons élèves qui tirent profit de l’utilisation de leurs téléphones intelligents.

Le comblement de la « fracture numérique » est devenu une priorité, vous risquez d’entendre de nombreuses fois cette expression cette année 2018… Facebook et Google vont venir nous former à l’informatique, serons-nous sauvés ?

La seule réponse pérenne au téléphone intelligent de l’élève, le tableau intelligent du professeur

L’écran interactif, TBI, TNI, surface interactive, tablette géante… c’est sans doute la dessus qu’il faut investir pour que les enseignants et professeurs puissent « prendre la direction des opérations ».

Une fois que le professeur a la maitrise de l’environnement numérique de son TNI, son cours est  présenté « en numérique », il saura alors gérer les apports des élèves équipés de leurs téléphones intelligents.

Il s’appuie alors sur la propension des élèves à utiliser leurs téléphones intelligents, tablettes et ordinateurs portables… pour les faire progresser.

Le Danemark permet depuis 2009 aux élèves l’utilisation d’un ordinateur connecté à Internet pendant les examens… On en viendra sans doute là en France dans quelques années…

Plutôt que se battre contre les usages du numérique, il vaut mieux permettre et favoriser leur utilisation, en bonne intelligence… La voie n’est pas la plus simple, mais c’est sans doute la seule voie pérenne.

(*) Smartphone, téléphone portable avec une surface tactile

(**)  N’échapper à un danger (ou un inconvénient) que pour se frotter à un autre encore plus grave.

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Les TICE, nivellement par le bas de l’enseignement ?

enseignante De nombreux enseignants soutiendraient que l’introduction des TICE (Technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement) dans les salles de classe fait partie d’un nivellement général par le bas de l’apprentissage dans le monde d’aujourd’hui. Pourquoi ? Eh bien, enseigner avec un écran interactif tactile et mettre des iPads et des tablettes dans les mains des élèves rend l’apprentissage plus centré sur l’élève, et est également plus amusant.

Beaucoup d’entre eux argumenteraient que l’enseignement devrait viser à donner aux élèves que ce dont ils ont besoin, et non ce qu’ils veulent. Mettre l’apprentissage dans les mains des élèves, littéralement, n’est pas la façon d’aller de l’avant.

Cependant, bon ou mauvais, une approche de l’enseignement plus centrée sur l’élève est l’avenir.
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Une année encore plus numérique en 2017

etude nouvelles technologie dans les menages Pour cette nouvelle année 2017, l’équipe de tableauxinteractifs.fr revient sur quelques chiffres et faits qui ressortent de l’étude Profetic 2016, cette étude nationale à l’avantage d’être conduite depuis six ans avec les mêmes questions et un échantillon représentatif de 5000 enseignants.

Le rapport de l’enquête PROFETIC 2016 montre clairement la progression de l’usage du numérique chez les enseignants ces dernières années, il montre également que l’attitude des enseignants vis à vis du numérique est de plus en plus positive.

On pourra lire le détail de ce rapport derrière ce lien: http://eduscol.education.fr/cid107958/profetic-2016.html
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