Des nouvelles du bidule

Le bidule, c’est ainsi que le général De Gaulle désignait le téléphone. Il n’aimait pas le téléphone; il rechignait à se lever pour décrocher le combiné, et pendant sa présidence il a toujours refusé que l’on investisse dans les centraux téléphoniques.

general de gaulle

Il n’a pas connu la révolution de l’Internet, de le 4G, des réseaux sociaux, mais on peut imaginer qu’il aurait été agacé par ces nouvelles formes de communication… Nous allons ici faire un point sur les nouveaux usages de la communication collaborative, induits par la frénésie de l’usage des smartphones.

Le téléphone dans tous ses états

C’est un cinquantenaire qui écrit cet article, et je suis souvent un peu désarçonné, quand je dois communiquer avec les moins de 25 ans.

Un soir, je devais aller chercher ma fille à la sortie d’une de ses activités, à l’heure prévue j’arrive au point du rendez-vous, je ne la vois pas. Pendant une dizaine de minutes, j’appelle trois fois sur son téléphone, je lui laisse un message, sans succès. De guerre lasse, après 15 minutes d’attente je lui envoie un texto, et j’ai une réponse immédiate à ce dernier « j’arrive ».

Ma fille a 17 ans; comme tous les jeunes de son âge elle communique abondamment avec son smartphone, textos,  petits messages sonores, micro Vidéos. Son application préférée est WhatsApp. Son smartphone reçoit entre 100 et 500 notifications par jour, elle consulte l’écran de son smartphone très régulièrement. A mon plus grand regret elle ne consulte ses e-mails qu’une fois par semaine,  et, comme le Général de Gaulle, elle rechigne à répondre au téléphone.
Je suis, comme le  général De Gaulle un peu déphasé, je partage un peu son avis quand il disait :

« La ménagère veut le progrès mais elle ne veut pas la pagaille ».

De plus en plus de messages, de plus en plus courts

Le Général de Gaule était, comme beaucoup de ses contemporains, un grand amateur de communications épistolaires.

A l’instar de beaucoup de professionnels de ma génération (j’ai commencé à travailler en 1994), j’apprécie les communications par emails.

Nous voilà  ringardisés, devenus des « has been », dépassés par ces jeunes  qui communiquent avant de réfléchir….

notifV5

Le dinosaure, né avant les années 60, communique avec la lettre postale

Par jour il :

  • reçoit son courrier une fois par jour (au passage du facteur)
  • lit de 3 à 15 lettres
  • rédige de 2 à 6 lettres

Le temps moyen d’un échange est de 4 jours.

Le mammouth, né entre les années 60 et les années 80, communique avec les emails

Par jour il :

  • reçoit une trentaine de notifications d’arrivée d’emails
  • lit une centaine d’emails
  • rédige une vingtaine d’emails

Le temps moyen d’un échange est de quelques heures.

Petite poussette *, née après les années 90, communique avec le chat**

Par jour elle :

  • reçoit plus de 300 notifications
  • lit plus de 300 messages
  • envoie plus de 50 messages

Communication directe, addiction aux notifications ?

En écrivant une lettre (peut-on encore parler au présent ?), on se soucie d’être exhaustif et clair, il ne s’agit pas d’oublier une partie de son message… Un oubli, un malentendu vous coute 1 à 2 semaines…

Avec la messagerie instantanée, on a moins d’exigences, la demande est formulée comme elle vient, le style est direct, sans ambages ou formules de politesses.

L’autre différence notable est que le chat nous expose à un flux constant de notifications, une partie de notre esprit attend en permanence des réponses.

Une tendance qui gagne le marché du travail

L’émergence des chats d’entreprise

Depuis quelques années, dans les jeunes entreprises dites « agiles », l’email n’est plus à la mode, les collaborateurs communiquent de façon privilégiée avec les chats d’entreprise.

Cette tendance est en train de gagner des entreprises établies, les outils utilisés à la place des emails s’appellent Slack, Microsoft Teams, Skype for Business.
L’équipe de tableauxinteractifs.fr a réalisé à ce sujet une étude qui explique les raisons de ce glissement; vous pourrez consulter l’étude derrière ce lien :
https://www.tableauxinteractifs.fr/entreprise/solutions-collaboratives-pour-les-ecrans-interactifs/essor-solutions-chat-professionnel

Deux conseils simples pour les managers en quête de collaboration avec les « petites poussettes »

Instituer des rituels de communication de groupe en présentiel :

Comme on l’a vu les messages inondent les smartphones, il est important que des points de communication en groupe soient institués, les messages qui y seront donnés auront une importance implicite parce qu’ils seront compris et partagés ensemble.

Appuyez-vous sur un grand écran comme support de votre communication d’équipe :

Vous êtes tentés d’interdire l’usage des téléphones portables pour que les « petites poussettes » libèrent les yeux de leurs petits écrans ?  Il sera sans doute plus judicieux de réserver une salle de réunion équipée d’un vidéoprojecteur ou d’un écran interactif, et de présenter le sujet de la collaboration sur le grand écran…

* Petite Poussette désigne les jeunes générations du numérique, terme inventé par Michel SERRES

** Le chat (se prononce « tchate ») désigne en anglais la messagerie instantanée

 

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  1. J ai un souci avec mon TBI les enseignants ont perdu le câble qui permet l interactivité ( port double usb). Ce câble est-il spécifique au TBI où peut-on mettre n importe quel câble double usb ?

    1. Bonjour

      Je ne comprends pas ce que vous appelez câble double USB.
      La plupart des TBI utilisent un câble USB identique à ceux des imprimantes.
      USB A ou C (côté ordinateur) et USB B, du côté du TBI.
      Attention, al longueur maximale est de 5m pour un câble ordinaire. Si vous avez besoin d’une longueur plus grande, il vous faudra un câble amplifié.

      Bien cordialement
      PS : si le câble pour imprimante ne convient pas, merci d’envoyer une photo de la prise sur le TBI.

  1. Bonjour, Professeur des écoles en maternelle je souhaite demander en investissement un écran tactile interactif pour ma classe et toute l’école. J’aurais besoin d’un devis à proposer à la mairie.
    Après quelques lectures sur internet, je pense qu’un écran correspond mieux à nos attentes qu’un TNI ou un VNI mais peut-être pourrez-vous me le confirmer ou pas?
    Notre écran doit être suffisamment grand pour remplacer un tableau blanc.
    Il doit pouvoir être sur un support très stable (utilisation par les jeunes enfants dans la classe) , sur roulettes pour être déplacé dans les classes, sur support réglable en hauteur pour être adapté à la taille des élèves de la PS à la GS et même assez haut pour remplacer une télé dans un préau.
    Il doit pouvoir être autonome (avec seulement un clé usb contenant ce qu’on veut projeter) sans qu’on soit obligé d’y relier un ordinateur. Il doit pouvoir contenir des haut-parleurs intégrés par exemple. Mais j’aimerais aussi pouvoir y relier mon ordinateur portable si besoin.
    Il doit pouvoir être utilisé dans les classes même quand il y a beaucoup de soleil (contrairement au VNI que nous avons à l’école et qui nécessite de travailler dans un dortoir volets fermés).
    Il doit pouvoir être utilisé avec le doigt par les enfants… donc une surface peut-être mate plutôt que brillante?
    Je voudrais l’utiliser en créant moi-même mes exercices et aussi utiliser des jeux à disposition des enseignants sur internet et je ne sais pas s’il y a des différences entre les matériels que vous proposez, si on est contraint d’utiliser un seul logiciel précis fourni avec l’appareil ou pas?
    Enfin, si nous pouvons privilégier du matériel et logiciels français, ce serait mieux.
    Avez-vous des configurations à nous proposer avec les prix pour que nous puissions faire notre demande d’investissement (à renvoyer impérativement avant le 1er septembre en mairie)?
    Je vous remercie
    Ghislaine FAVIER

    1. Bonjour Ghislaine

      Je vois que vous avez lu avec attention nos dossiers.

      Effectivement, l’écran interactif est aujourd’hui le meilleur choix possible pour l’enseignement pour toutes les qualités que vous avez souligné.

      Les différences entre les différents modèles concernent l’ergonomie, le logiciel livré avec l’écran… Toutes les solutions sont adaptées à un travail en classe, ce qui pourra orienter votre choix sont les solutions adoptées par les collègues d’autres établissements avec qui vous travaillez (commune, circonscription, correspondants…). Il existe cependant des passerelles permettant de convertir de façon plus ou moins respectueuse les documents.

      Vous pouvez utiliser le logiciel de votre choix, même si un logiciel est fourni avec le matériel.

      http://www4.ac-nancy-metz.fr/tice57/spip.php?article179 Open Board et Open Sankore sont des logiciels français gratuits pour l’enseignement. Vous pouvez les utiliser quelque soit la marque de votre équipement.

      La surface de l’écran doit être finement dépolie pour que les doigts glissent facilement dessus. Ce n’est pas comme avec les tableuax interactifs utilisés avec des vidéoprojecteurs où la surface doit être mate pour éviter le point chaud du projecteur.

      Un écran interactif peut s’utiliser avec les volets ouverts. Évitez juste le soleil direct sur sa surface.

      La plupart des écrans comprennent un ordinateur Android intégré permettant de lire le contenu de la clef USB et bien sûr, tous possèdent une ou plusieurs entrées pour brancher un ordinateur.

      Ils sont aussi des enceintes incorporées, suffisamment puissantes et qualitative pour ne pas nécessité d’autres système de sonorisation (ce qui n’est pas le cas des VNI dont la puissance et la qualité son limités par le rsique de vibration qui pourrait endommager la lampe).

      Bien cordialement

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